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Le réveil / Île-du-Prince-Édouard

Avec Denis Duchesne

En semaine de 6 h à 9 h

#MoiAussi : il y a deux ans, ce mouvement voyait le jour

Audio fil du jeudi 17 octobre 2019
Le mot-clic #moiaussi sert à dénoncer qu'on a été victime de violence à caractère sexuel

Le mot-clic #moiaussi sert à dénoncer qu'on a été victime de violence à caractère sexuel

Photo : Radio-Canada

Cette vague de dénonciations de cas de violence sexuelle faite aux femmes a mobilisé les discussions dans l'espace public, au cours des deux dernières années.

Pour Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval, ce mouvement représente une prise de conscience importante et, surtout, une prise de parole des femmes sur les réseaux sociaux.

C'est un mouvement important, même si on ne peut pas mesurer de manière précise les conséquences positives, les changements qui ont été apportés, parce que deux ans, c’est trop court.

Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval

Louise Langevin déplore le fait que la violence faite aux femmes n’ait pas figuré parmi les sujets discutés dans le débat électoral de cette année.

À son avis, seulement les questions liées au droit à l’avortement ont été débatues dans cette campagne.

Pour ce qui est de la violence conjugale et de la violence sexuelle, on n’en a pas entendu parler dans la présente campagne électorale.

Louise Langevin, professeure à la Faculté de droit de l’Université Laval
Louise Langevin accorde une entrevue à Radio-Canada dans son bureau situé à l’Université Laval. On aperçoit, à l’arrière-plan, des ouvrages de référence rangés dans des étagères.

Louise Langevin, avocate et professeure titulaire à la Faculté de droit de l'Université Laval

Photo : Radio-Canada

Madame Langevin reconnaît que des investissements ont été faits par les gouvernements provinciaux et territoriaux et par le gouvernement fédéral, dans des organismes sociaux donnant de l’information sur les agressions sexuelles.

Elle souligne que, à la suite du mouvement #MoiAussi, plus de femmes cherchent les services publics pour signaler les cas de violence, ce qui justifierait une meilleure adaptation des services offerts. Déjà, on voit que les femmes portent plainte, et que cela prend plus de ressources., affirme Louise Langevin.

Avec les informations de Denis Duchesne.

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