Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Martine Laberge avec une chemise grise et un pantalon noir
Audio fil du mardi 11 décembre 2018

Dépoussiérer la machine à écrire pour créer et communiquer autrement

Publié le

L'artiste Isabelle Michaud dans son atelier.
Isabelle Michaud est toujours inspirées par les machines à écrire.   Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Qui a dit que le temps de la « bonne vieille » machine à écrire était révolu? Certainement pas une artiste visuelle de Sault-Ste-Marie, qui a vu dans cet objet une source d'inspiration et de communication hors du commun avec son fils autiste.

L'histoire d'Isabelle Michaud et de sa passion pour la machine à écrire a pourtant commencé bien simplement. Après en avoir déniché une vieille, son fils a commencé à l'utiliser.

Il a tout d'abord tenté de l'utiliser « comme un ordinateur », sans grand succès. Puis, un déclic s'est produit : il s'est mis à aimer le mouvement répétitif des touches et il s'est découvert un intérêt pour l'écriture, explique l'artiste francophone.

Tout à coup, j'ai pu lire ses pensées. C'était une façon de connecter avec lui à un niveau dont je n'avais jamais eu la chance avant.

Isabelle Michaud, artiste visuelle
Isabelle michaud devant une vieille dactylo verte, debout.
Isabelle Michaud et la machine à écrire qu'utilise son fils. Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Inséparables

Depuis, Isabelle Michaud et la machine à écrire sont devenues presque inséparables. Elle s'est mise à étudier les dactylos, à les dessiner, et à les peindre.

Sous ses coups de crayons et de pinceaux, les touches et les frappes ont pris des airs de plantes, de lichens, de mousses sur des rochers, décrit la résidente de Sault-Ste-Marie.

C'est devenu un symbole de création pour mon fils et moi.

Isabelle Michaud, artiste visuelle
Un texte en français qui parle d'une sortie bbq en famille et une machine à écrire de contour vert avec des touches rouges.
Isabelle Michaud a traduit certains des textes de son fils, et elle les intègre à ses oeuvres. Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Francophonie

En plus de peindre des machines à écrire, Isabelle Michaud intègre parfois les textes de son adolescent anglophone à ses oeuvres.

Elle traduit certains d'entre eux en français pour exprimer le fait qu'elle est francophone, contrairement à lui, « mais que nous nous comprenons tous les deux ».

L'artiste visuelle assure que les machines à écrire pourront l'inspirer pour encore de nombreuses années.

C'est un objet qui bouge, qui est kinésique, vivant, un peu aussi féminin. Il me représente d'une certaine façon.

Isabelle Michaud, artiste visuelle
Une toile d'Isabelle michaud, comme sur une porte.
Intégrer le texte de son fils à ses oeuvres, un défi pour Isabelle Michaud qui préférait l'art abstrait. Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Isabelle Michaud créée à la galerie 180 Projects, à Sault-Ste-Marie.

Chargement en cours