•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De bonnes affaires pour les supermarchés, mais qu'en est-il des consommateurs?

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

De bonnes affaires pour les supermarchés, mais qu'en est-il des consommateurs?

Rattrapage du vendredi 22 janvier 2021
Des gens font la file dehors avec des paniers

2020 a été une année record pour les ventes dans les supermarchés, selon une analyse de Neilsen IQ.

Photo : Radio-Canada / Tyson Koschik

L'année 2020 aura été une année record en terme de vente dans les supermarchés. Pandémie oblige, les gens mangent moins souvent au restaurant et les épiceries se sont adaptées au type de produits réclamés par leurs clients.

Diverses tendances se sont aussi développées, comme faire son propre pain maison, ce qui a fait exploser la vente de produits comme la farine et la levure.

L’entreprise Neilsen IQ a accès aux données des distributeurs alimentaires et, en compilant ces résultats des ventes, elle est en mesure d’analyser les tendances.

Un homme en entrevue près d'une barrière dans l'atrium d'un bâtiment.

Le mauvais étiquetage des aliments biologiques est assez courant au Canada, selon Sylvain Charlebois.

Photo : Radio-Canada

Au début de la pandémie, les gens allaient vers le non périssable, explique Sylvain Charlebois, professeur à l’Université Dalhousie en Nouvelle-Écosse et spécialiste en agroalimentaire. Puis pendant les mois d’été et d’automne, les consommateurs ont plutôt opté pour des aliments frais disponibles en périphérie tels les viandes, les fruits et les légumes.

Les portions singulières

Selon M. Charlebois, l’interdiction des grands rassemblements a aussi un impact sur les quantités.

Il cite l’Action de grâces et Noël, alors que les dindons vendus étaient beaucoup moins imposants.

La chaîne d’approvisionnement s’est ajustée, dit-il. on n’engraissait pas autant les poulets et les dindons qui pour la plupart ne dépassaient pas six ou sept kilos.

Le phénomène « achetez en gros »

Selon Sylvain Charlebois, l’une des tendances remarquées, est l’achat de congélateurs par les consommateurs durant la pandémie.

Le surgelé est à la mode partout au Canada, dit M. Charlebois.

Un boucher de dos, regarde le comptoir des viandes dans une épicerie

Les épiciers se préparent pour le couvre-feu.

Photo : Radio-Canada

Autre constat : moins de rabais dans les épiceries.

Il existe deux phénomènes, dit-il. : les « 2 pour 1 » et le « shrinkflation », où, dans ce cas, les prix demeurent les mêmes pour un produit qui a pourtant diminué de volume.

On le voit dans le bacon, dans le beurre d’arachide, la confiture et les croustilles notamment, relate M. Charlebois.

Inflation

Des comptoirs de fruits et légumes dans un supermarché.

Au Canada, un peu plus de 60 % des aliments produits vont à la grande distribution, c’est-à-dire aux épiceries et aux distributeurs.

Photo : Radio-Canada

Sylvain Charlebois trouve préoccupant que, malgré un faible taux d’inflation, le prix de la nourriture, lui, ne suive pas et soit presque deux fois plus élevé.

Ça coûte de plus en plus cher et l’on croit, avec les chiffres de Nielsen IQ, que Statistique Canada sous-estime le taux d’inflation alimentaire actuellement, conclut M. Charlebois.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi