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La réalité d’une aidante naturelle essentielle en ce deuxième confinement

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

La réalité d’une aidante naturelle essentielle en ce deuxième confinement

Rattrapage du vendredi 15 janvier 2021
Un homme tient la main d'une femme en fauteuil roulant.

L'accès et la fréquence des tests de dépistage de la COVID-19 sont un obstacle pour plusieurs aidants naturels du Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Evelyn Dutrisac est aidante naturelle essentielle pour son conjoint, résident d'un centre de soins de longue durée à Chelmsford. Les annonces récentes du gouvernement ontarien concernant l'état d'urgence compliquent ses visites quotidiennes.

Evelyn Dutrisac est aidante naturelle essentielle pour son conjoint, résident d'un centre de soins de longue durée à Chelmsford. Les annonces récentes du gouvernement ontarien concernant l'état d'urgence compliquent ses visites quotidiennes.

Depuis l’annonce du retour en confinement du 26 décembre dernier, les aidants naturels doivent passer un test de dépistage de la COVID-19 chaque semaine et obtenir un résultat négatif pour être en mesure de se rendre dans un centre de soins de longue durée.

Le manque d’accessibilité aux centres de dépistage et les retards dans l’obtention des résultats sont des obstacles à leurs visites quotidiennes.

Evelyn Dutrisac, qui est également présidente du Conseil des familles de la résidence Villa St-Gabriel, explique qu’elle passe un test de dépistage tous les 4 jours. Au début du mois, elle n’a pas obtenu son résultat à temps. Je n'ai pas pu voir mon mari pour 2 jours. J’ai pleuré, raconte-t-elle.

[Mon conjoint] a besoin de ma présence, je l’aide avec beaucoup de choses. Tous les aidants naturels vivent la même chose.

Evelyn Dutrisac, présidente du Conseil des familles de la résidence Villa St-Gabriel

France Gélinas, députée de Nickel Belt et porte-parole de l'opposition en matière de Santé, déplore ce type de situation. Elle explique que son bureau est inondé d’appels de résidents du Nord, pour la plupart des personnes âgées et aidants naturels, qui lui racontent ne pas être capables de se rendre à un centre de dépistage aussi fréquemment.

Evelyn Dutrisac en veston vert

Evelyn Dutrisac est aidante naturelle pour son conjoint et le visite quotidiennement pour plusieurs heures.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

En hiver, il y en a plusieurs d’entre eux qui ne conduisent pas et dépendent de leurs enfants, voisins, amis. Ces gens-là travaillent, donc ne sont disponibles que la fin de semaine, mais le centre de dépistage n’est pas ouvert la fin de semaine, explique-t-elle. Elle ajoute que les distances entre les centres de dépistage et les maisons de soins de longue durée sont également un obstacle.

Les sites [de dépistage] sont trop loin, les sites ne sont pas accessibles et ça cause toutes sortes de problèmes.

France Gélinas, députée de Nickel Belt

Evelyn Dutrisac témoigne de ce problème. On devrait être capable de se faire tester au foyer tous les six jours comme ils le font pour les résidents et le personnel, souhaite-t-elle.

Même après le premier confinement et ses conséquences sur les résidents des centres de soins de longue durée, Mme Dutrisac croit qu’on n’a pas [encore] reconnu l’importance du rôle de la famille et des aidants naturels. Il faudrait que le premier ministre et les ministres viennent passer du temps dans nos foyers pour voir que les gens ont besoin de soins physiques, mais ont aussi des besoins spirituels et émotifs, explique-t-elle.

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