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Favoriser l'approche humaniste dans la sécurité communautaire

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

Favoriser l'approche humaniste dans la sécurité communautaire

Rattrapage du mardi 5 janvier 2021
La policière porte une casque et tient un micro.

Chantal Larocque des Services policiers d'Anishinabek

Photo : Martine Laberge

Les services policiers de la Nation Anishinabek préconisent depuis plus de vingt ans une approche humaniste et des initiatives sociales plutôt que les interventions policières. Un nouveau rapport publié par l'Association canadienne des libertés civiles recommande cette formule.

Selon la sergente Chantal Larocque du service de police de la Nation Anishinabek, les différents corps policiers de la province pourraient s’inspirer de sa communauté. Elle explique que l’implication communautaire est l’approche qui fonctionne le mieux.

Je ne suis pas toujours assise dans mon auto. S’il y a des activités communautaires, j’y participe et si je ne sais pas ce qui se passe, je m’informe, explique-t-elle.

Le job des policiers, au lieu de se fâcher, ça devrait être d’éduquer.

Chantal Larocque, sergente pour les services policiers de la Nation Anishinabek

Le rapport publié par l’Association suggère qu’une réallocation des ressources financières des services policiers permettrait d’appuyer l’offre de services de proximité dans d’autres domaines comme le sans-abrisme ou la santé mentale. Chantal Larocque déplore le manque d’accès de services en santé mentale et le manque de formation dans ce domaine pour les nouveaux policiers.

C’est très frustrant comme policier quand on veut aider quelqu’un et on les amène à l'hôpital et on les relâche. Et ça se répète, c’est un cycle. On n'est pas équipé pour livrer des services de santé mentale, déclare-t-elle.

Le rapport a de très bonnes idées. Toujours répondre avec quelqu’un en uniforme, ce n’est pas la solution. On doit repenser cette approche-là.

Chantal Larocque, sergente pour les services policiers de la Nation Anishinabek

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