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« Les recherches scientifiques des femmes sont sous-évaluées » , déplore une ingénieure

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

« Les recherches scientifiques des femmes sont sous-évaluées » , déplore une ingénieure

Rattrapage du mercredi 7 octobre 2020
Deux homme sont assis à un table et la photo des trois lauréats est projetée au-dessus d'eux sur un écran.

Les lauréats du prix Nobel 2020 de physique sont Roger Penrose, Reinhard Genzel et Andrea Ghez.

Photo : Reuters

Le prix Nobel de physique a sacré mardi trois scientifiques, dont une femme, l'Américaine Andrea Ghez, une pionnière de la recherche sur les trous noirs.

Selon Monique Frize, ingénieure, professeure émérite à l'université d'Ottawa et défenseure de la cause des femmes en sciences, le travail des femmes est considéré comme moins important que celui des hommes, donc très peu de femmes sont nommées pour leur recherche.

Depuis la création du prix Nobel en 1901, ce sont 209 hommes qui ont obtenu celui de physique contre quatre femmes. Il s’agit du prix connu comme étant le plus masculin des prix Nobel.

Monique Frize croit que le problème réside aussi dans le processus de sélection du Prix Nobel, où le comité est composé presque exclusivement d’hommes.

La valeur du travail des femmes est sous-évaluée : dans les comités, les bourses étudiantes.

Monique Frize

Monique Frize, une pionnière

Première femme à avoir obtenu un baccalauréat en sciences appliquées de l'Université d'Ottawa en 1966, Monique Frize s’est battue toute sa vie pour que les femmes aient une place dans le monde de la science.

Monique Frize.

Monique Frize est ingénieure et membre fondatrice du Réseau international des femmes en génie et en science.

Photo : Avec l'autorisation de Monique Frize

Au début, j’étais la seule femme dans ma faculté pour au moins deux ans. Maintenant on voit du progrès, avec près de 20% de femmes dans les filières scientifiques, remarque-t-elle.

Je crois que s’il y a plus de femmes dans les domaines scientifiques ça contribuerait à la production d’une meilleure science.

Monique Frize

Selon la membre fondatrice du Réseau international des femmes en génie et en science, il y a encore beaucoup de travail à faire pour que les structures éducatives et les cultures d’entreprise soient adaptées aux femmes.

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