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Une fin d'année scolaire triste et démoralisante

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

Une fin d'année scolaire triste et démoralisante

Rattrapage du vendredi 29 mai 2020
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Lynn Quirion

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

L'école de Lynn Quirion est anormalement tranquille à ce temps-ci de l'année, alors qu'habituellement, avec le retour de la chaleur et du beau temps, elle grouillerait d'activité.

Au moment du passage du journaliste du Matin du Nord, les deux derniers sacs de vidanges avec les effets personnels d' élèves attendaient d'être ramassés par les parents à l'avant de l'école élémentaire publique de la Découverte, à Val Caron.

Dans les couloirs, une boîte d'objets perdus, quelques ordinateurs portables, ainsi que des pupitres et des chaises entassés l'un sur l'autre, signe d'un grand ménage réalisé bien avant ce qui aurait été la fin de l'année scolaire "régulière", sans la crise de la COVID-19.

Non, l'ambiance n'est vraiment pas joyeuse souligne la directrice Lynn Quirion, qui travaille principalement de la maison depuis le début de la pandémie.

La motivation n'y est plus pour les élèves, qui doivent continuer d'effectuer les travaux que leur enseignant leur envoie par Internet.

Les élèves travaillent de moins en moins. Les jeunes sont dans leur piscine. Ils ne veulent pas faire leur "hang-out" avec leur professeur! On voit que les gens sont de plus en plus découragés, ils trouvent le temps long.

Lynn Quirion, directrice, école élémentaire publique de la Découverte
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Lynn Quirion

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Casse-tête d'organisation

Au cours des dernières semaines, les enseignants ont fait du mieux qu'ils ont pu pour rapailler les souliers, bouteilles d'eau et les autres articles scolaires des élèves.

Les parents ont ensuite pu venir les chercher au gymnase, lorsque le ministère de l'Éducation leur a donné l'autorisation.

Une opération loin d'être simple, explique Mme Quirion, surtout que plusieurs des élèves n'ont plus de places attitrées en salle de classe.

Oui, admet-elle avec le sourire, certains d'entre eux ont reçu des souliers qui n'étaient pas de leur grandeur!

J'ai eu les blues de voir les membres du personnel sans pouvoir les aider. Je restais dans mon bureau. C'est difficile :  tu vois ton monde, tu veux juste leur parler, leur donner une caresse. Mais c'est ça, c'est notre réalité maintenant.

Si Lynn Quirion a l'occasion de voir ses enseignants en vidéoconférence régulièrement, elle a bien hâte de renouer avec eux "en personne", en septembre, si la situation le permet.

"On est tous dans le même bateau, mais différentes rivières. On a toute notre réalité. Mais on va y arriver."

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