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De l'importance des câlins pour les enfants à la maison

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

De l'importance des câlins pour les enfants à la maison

Rattrapage du mardi 26 mai 2020
Une mère et sa fille assises sur un fauteuil se serrent dans leurs bras.

En quarantaine, en télétravail avec nos enfants à la maison ou au travail, chacun doit composer avec une nouvelle réalité en temps de pandémie, ce qui peut générer du stress ou de l'anxiété.

Photo : iStock

En ce temps de pandémie, est-ce que vos enfants et vos adolescents sont plus affectueux, plus "colleux"? C'est tout à fait normal et ils en veulent peut-être encore plus!

C'est du moins l'opinion de Mélanie Perron, professeure de psychologie à l'Université Laurentienne.

La spécialiste rappelle que dans le contexte actuel, les enfants ont besoin de réconfort.

C'est une réaction naturelle d'aller vers leurs parents, dit-elle. Et ils devraient être sensibles à cette demande d'affection.

Donc, donner plus de gros câlins, être peut-être encore plus affectueux que d'habitude, d'être présent. Et même si on se retrouve toute la journée dans la maison toute la famille, on n'est pas toujours 100% à notre enfant.

Mélanie Perron, professeure de psychologie, Université Laurentienne
Mélanie Perron

Mélanie Perron rappelle que la pandémie est stressante pour tout le monde.

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Culpabilité

La psychologue suggère de s'assurer de plusieurs petits moments dans la journée où on est présent à notre enfant, en éliminant les distractions : faire un casse-tête, jouer avec lui, etc.

Le mot "routine" peut faire peur, mais elle en vante quand même les vertus : une routine peut aider à sécuriser notre enfant, que ce soit avec les heures de repas ou de coucher.

Par contre, pas question de culpabiliser! Elle-même mère de famille, Mélanie Perron se fait réaliste.

Ce n'est pas grave si ce n'est pas parfait, si on ne respecte pas notre horaire. Il ne faut pas se culpabiliser. Il faut prendre ça au jour le jour et être indulgent envers soi-même et les gens autour de nous.

Mélanie Perron, psychologue
Une adolescente dans un escalier, elle a la tête dans ses propres bras.

Une initiative et des outils pour venir en aide aux adolescents

Photo : Getty Images / AngiePhotos

Et notre ado?

À 13, 14 ou 15 ans, notre adolescente ou notre adolescent ne nous demandera peut-être pas autant de calins que son petit frère ou sa petite soeur.

Eux aussi ont été bouleversés dans leur quotidien, et ils ne voient pas leurs amis aussi souvent. La présence des parents prend une forme différente, mais tout aussi importante.

Ils ne sont plus de jeunes enfants, mais l'approche d'être à l'écoute, donc de vérifier comment ils se sentent. De leur poser des questions, les écouter sans juger: ça pourrait être bien à faire.

S'ils sont réceptifs aux calins, on ne s'en prive pas : c'est très sain à tout âge, ajoute la psychologue. "On ne devrait pas avoir peur de ça..."

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