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Les défis insoupçonnés d'une factrice au temps de la COVID-19

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

Les défis insoupçonnés d'une factrice au temps de la COVID-19

Rattrapage du vendredi 22 mai 2020
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Andrée Roy aime toujours autant son travail de factrice, malgré les défis.

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Augmentation du nombre de colis à livrer, manque de personnel, équipement de protection insuffisant, et clients parfois trop... attachants : les défis ne manquent pas pour les facteurs et les factrices, en ce temps de pandémie.

Andrée Roy livre le courrier à Chelmsford, dans le Grand Sudbury, depuis 15 ans.

Elle a accepté de se confier au Matin du Nord, sur les changements qu'a provoqués la crise de la COVID-19 dans son quotidien.

Dans mon opinion, mon employeur a été un peu lent dans la protection de nos travailleurs. On n'a toujours pas de masque. Il n'y a pas d'enseigne sur nos boîtes postales pour la distanciation sociale...

Andrée Roy, factrice
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Andree Roy courrier poste colis

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Retards

Avec l'absence de certains de ses collègues, Andrée Roy doit mettre les bouchées doubles.

Oui, admet-elle, il y a du retard dans la livraison du courrier.

Elle demande aux gens de faire preuve de patience à son endroit et à l'endroit de ses collègues de travail.

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Andree Roy courrier poste colis

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Clients en or

La factrice de Chelmsford aime toujours autant le contact humain avec ses clients, "les meilleurs au monde!", insiste-t-elle avec le sourire.

D'ailleurs, son premier masque de protection, elle ne l'a pas eue de son employeur, mais bel et bien d'une de ses clientes, souligne la sympatique travailleuse des Postes.

Et si elle aime leur dire bonjour et discuter avec eux, Andrée Roy rappelle qu'elle côtoie chaque jour de cinq à sept personnes au bureau de poste, en plus de manipuler quelque 500 colis.

Ce n'est pas le temps des calins!

Parce que vous, vous êtes à la maison sain et sauf, nous on ne l'est pas. (...) Rappelez-vous de ça quand je vous amène vos paquets. SVP, traitez-moi comme si je vous amenais la COVID-19. C'est très important.

Andrée Roy, factrice
Andrée Roy devant un camion de livraison.

Café à la main, Andrée Roy est prête pour une autre longue journée de travail, où elle rencontrera avec plaisir ses fidèles clients.

Photo : Radio-Canada / Frederic Projean

Fidèle au poste

Andrée Roy ne se plaint pas de son sort.

En raison de ses antécédents de santé, elle pourrait choisir de rester à la maison par mesure préventive.

Mais elle continue de livrer lettres et colis chaque jour dans les rues de Chelmsford, beau temps, mauvais temps.

"C'est important de travailler, même si je suis à haut risque pour ma santé. C'est important d'en faire le plus possible pour la société, mes clients, pour la compagnie aussi."

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