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Un ultra-marathonien de Kapuskasing au Yukon

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

Un ultra-marathonien de Kapuskasing au Yukon

Rattrapage du mardi 11 février 2020
Donald Smith  et son manteau d'hiver

Donald Smith a participé au ultra-marathon à Yellowknife du 30 janvier au 7 février dernier.

Photo : Facebook: Donald Smith

Courir 160 km dans la neige, avec un sac à dos d'une soixantaine de livres, à des températures avoisinant les -20 degrés : c'est l'exploit réalisé dernièrement par un athlète du nord de l'Ontario.

Donald Smith, était un des 20 athlètes sur la ligne de départ du Yukon Arctic Ultra, dont le slogan est « l'ultra marathon le plus froid et le plus difficile au monde ».

Officiellement, l'athlète originaire de Kapuskasing a terminé en 10e position, avec un temps de 60 heures et 40 secondes.

De son propre aveu, il était simplement heureux de franchir le fil d'arrivée.

On fait notre propre course. Tout le monde a la même médaille à la fin. C'est le fait d'avoir accompli la distance qui est important.

Donald Smith, athlète originaire de Kapuskasing
La médaille du yukon arctic ultra.

Une vingtaine de coureurs ont pris la ligne de départ de la compétition. Près de la moitié n'ont pas réussi à franchir la ligne d'arrivée.

Photo : Facebook: Donald Smith

Rêve

Courir dans un ultra-marathon d'hiver était un rêve de longue date pour celui qui réside à Kamloops (Colombie-Britannique) depuis maintenant 6 ans.

Sa préparation pour affronter le Yukon Arctic Ultra était celle d'une vie, ponctuée notamment de deux courses ironman, de nombreux entraînements de course à pied dans le bois, et d'un amour pour le camping d'hiver qui lui a bien servi pendant ses quelque 160 km dans le froid de janvier à Yellowknife.

Quelque temps avant de prendre la ligne de départ, il a aussi couru à deux reprises pendant 12 heures consécutives, en tirant son lourd traîneau.

Pourquoi soumettre son corps à une telle épreuve d'endurance?

C'était surtout pour me tester moi-même et aller au-delà de mes limites.

Donald Smith
Les traîneaux sur le sol avant le départ.

Mis à part les quelques points de contrôle, les compétiteurs doivent camper et manger sur la piste en transportant leur propre matériel.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Défi

Le plus grand défi de Donald Smith: gérer son énergie, son corps et surtout, sa transpiration. Parce qu'un corps trop humide devient difficile à réchauffer, dit-il.

C'est là que son âge (49 ans) et son expérience lui ont particulièrement été utiles contre ses jeunes compétiteurs de l'ultra-marathon : il se connaissait probablement mieux que quiconque.

Des participants sur la piste vus de loin avec le paysage de montagnes en arrière-plan.

Une fois partis de Whitehorse, les participants au Yukon Arctic Ultra seront seuls sur la piste jusqu'à leur destination.

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Traversée du lac Abitibi

Celui dont la famille habite toujours à Kapuskasing n'oublie pas ses racines. Donald Smith se souvient encore de ses six participations à la Traversée du lac Abitibi, à partir de 2004.

La première année, il a parcouru 100km en ski de fond, commençant en Ontario et terminant au Québec.

Certaines années, il faisait jusqu'à -35 degrés C, se souvient le coureur.

Maintenant qu'il peut cocher sur sa liste de souhait celui de courir dans un ultra-marathon d'hiver, son prochain défi pourrait être d'en faire un dans la chaleur de l'été.

D'ici ce temps-là, il se contentera de permettre à son corps de se remettre de l'ultra-marathon et du froid glacial de Yellowknife.

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