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Martine Laberge avec une chemise grise et un pantalon noir
Audio fil du vendredi 7 juin 2019

L'optimisme d'un avocat franco-ontarien pour la langue française

Publié le

L'avocat Mark Power devant une plante.
L'avocat Mark Power possède des bureaux à Ottawa, Montréal, et Vancouver.   Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

L'avocat et défenseur des droits des francophones, Mark Power, a grandi à Toronto, mais ce sont les histoires de sa famille dans le Nord de l'Ontario qui ont le plus marqué son parcours.

Un texte de Frédéric Projean

Enfant, Mark Power passait ses étés dans la patrie de ses parents, notamment au lac Rémi où son oncle Lucien et sa tante Jeannine possédaient un chalet.

C'est là, à travers les récits de sa famille, qu'il a été sensibilisé à la réalité des francophones du nord de la province.

Il donne en exemple l'évolution de la ville de Timmins au fil des années. Le Timmins des années 30 et 40 que son père lui a décrit n'a plus rien à voir avec la réalité d'aujourd'hui.

La ville est beaucoup plus prospère maintenant, dit-il.

Cependant, les histoires qui le marquent le plus dans sa jeunesse, « et de loin! », raconte-t-il, sont celles de sa mère concernant le statut du français dans le Nord de l'Ontario.

À l'époque, 80 à 90% des gens de Kapuskasing et du coin étaient francophones, pourtant, ma mère ne pouvait pas fréquenter l'école secondaire en langue française parce que ça n'existait pas. C'était interdit. Ça me sidère.

Me Mark Power, avocat
Mark Power devant l'affiche de son bureau Juristes Power.
Me Mark Power revient régulièrement dans le nord de l'Ontario. Photo : Radio-Canada/Frédéric Projean

Optimisme

En novembre dernier, la communauté franco-ontarienne a vécu ce que plusieurs ont considéré comme un « jeudi noir », quand le gouvernement de l'Ontario a annoncé l'élimination du projet de l'Université de l'Ontario français, et l'abolition du Commissariat aux services en français.

Me Power demeure malgré tout optimiste pour l'avenir de sa communauté. Il estime que la société ontarienne a changé pour le mieux depuis l'enfance de ses parents et qu'elle continue de s'améliorer.

Dans son bureau du centre-ville d'Ottawa, l'avocat franco-ontarien donne un exemple qu'il qualifie lui-même « d'extrême » pour justifier ces progrès.

Jamais je n'aurais deviné (et certainement pas ma mère, ma tante, mes oncles non plus), qu'un jour la première ministre de l'Ontario nous offre des excuses pour les choses qui ont été faites.

Me Mark Power
Deux véhicules stationnés devant l'aérogare.
L'aéroport Victor M. Power à Timmins, en Ontario. Photo : Radio-Canada/Francis Bouchard

Retour régulier dans le nord

S'il a grandi à Toronto, Mark Power habite maintenant dans la capitale nationale, à Ottawa.

Il revient régulièrement dans le nord, par affaires ou pour visiter sa famille.

L'aéroport de Timmins porte d'ailleurs le nom de son oncle, Victor Power.

C'est toujours avec fierté que je retourne là-bas et quand je peux, je prends l'avion pour prendre un selfie devant l'affiche!

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