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Journée mondiale de la radio : Un micro au cœur de la francophonie depuis des décennies

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

Journée mondiale de la radio : Un micro au cœur de la francophonie depuis des décennies

Rattrapage du jeudi 13 février 2020
Une émission de radio enregistrée devant un public.

Dès les premières années, CBON est devenu très présente dans la communauté.

Photo : Radio-Canada / Archives

En ce 13 février, journée mondiale de la radio, l'équipe de l'émission Le matin du Nord a souhaité rendre hommage à certaines stations de radio francophones qui ont marqué l'histoire de la province.

De la crise d'unilinguisme à Sault-Ste-Marie en passant par la saga de l'hôpital Montfort, la radio a toujours été aux premières loges de la francophonie depuis sa création au début du 20e siècle.

C’est en 1978 que Radio-Canada entre en ondes pour la première à Sudbury. À l’époque, on utilise un garde-robe comme studio pour des émissions telles que CBON L’Matin, animée par Daniel Mathieu.

Quand j’étais jeune, on avait deux stations. CFCL et CKAP à Kapuskasing (....) Définitivement, mon émission préférée c'est CBON L’Matin, raconte André Fillion, un auditeur originaire de Moonbeam.

Selon lui, encore aujourd’hui, la radio reste le moyen de communication le plus efficace pour les communautés francophones de l’Ontario.

Il y a encore un besoin pour la radio dans les communautés francophones, surtout dans le nord. On a une identité propre ici et on peut le relier aux émissions de CBON, martèle M. Fillion.

Une première radio francophone à Timmins

La première présence d'une radio de langue française dans le Nord de l'Ontario remonte à 1951, à Timmins. Conrad Lavigne, homme d’affaires dans les télécommunications, fonde CFCL une station bilingue affiliée à Radio-Canada.

Nos gens nous appelaient de Hearst, de Kapuskasing, du Nord québécois pour nous jaser de francophonie, se rappelle Collin Bourgeois, journaliste puis animateur de l'émission matinale à CFCL entre 1974 et 1976.

Jusqu’au début des années 2000, CFCL gagne en popularité avec sa couverture locale axée sur la communauté francophone.

Que ce soit le mouvement des caisses populaires ou des écoles, si ça se passait en français, ça se passait à CFCL. Si on voulait que ça bouge, on allait parler à Conrad Lavigne (...), explique M. Bourgeois.

Il ajoute que les partenariats locaux entre les stations régionales et communautaires assurent une couverture complète de la francophonie. D’après M. Bourgeois, cette mission a plus que jamais sa raison d’être aujourd’hui.

L’amour de cette langue et de sa culture passe par le dialogue. Si on veut arriver à des causes communes, il faut pouvoir communiquer entre nous, conclut M. Bourgeois.

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