•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

ARCHIVES : Le centenaire de la prohibition aux États-Unis

Le matin du Nord

Avec Martine Laberge

En semaine de 6 h à 9 h

ARCHIVES : Le centenaire de la prohibition aux États-Unis

Rattrapage du vendredi 17 janvier 2020
Une péniche sur l'eau

Une péniche servant à la contrebande d'alcool dans les années 20.

Photo : Archives de la Sûreté du Québec

Il y a exactement 100 ans, le « janvier sec » avait un tout autre sens aux États-Unis.

Dans la nuit du 16 au 17 janvier 1920, le 18e amendement entrait en vigueur sur l’ensemble du territoire américain. Il interdisait dès lors toute production, vente, importation et transport de boissons alcoolisées. C’était le début de ce qu’on appelle maintenant « la prohibition ».

À l’époque le rejet de la consommation d’alcool touche aussi le Canada et des lois similaires sont adoptées à Ottawa et toutes les provinces. L’interdiction de l’alcool est toutefois plus complexe à cause du partage des compétences entre les gouvernements fédéral et provinciaux. La loi sur la tempérance permet aux localités de réguler strictement la production et la distribution d’alcool.

En 1974, dans l’émission À l’antenne, l’ex-directeur de la Police des liqueurs du Québec, Joseph Patry, rappelle qu’on pouvait trouver de « la bonne boisson » dans certaines régions.

L’âge d’or des contrebandiers

Au Canada comme aux États-Unis, la prohibition s’accompagne d’une explosion de la contrebande et du crime organisé. Les Canadiens sont à la fois trafiquants et clients des vendeurs illicites.

Sur la petite île française de Saint-Pierre et Miquelon, au large de Terre-Neuve, certains Français profitent de la situation. Henri Morazé est l’un d’entre eux. Au micro de Guy Rochette dans l’émission Présent en 1968, il se décrit pourtant comme un « honnête commerçant ».

Je ne suis pas un gangster!

Henri Morazé, ancien trafiquant d’alcool à l’époque de la prohibition

Même s’il rejette les dénominations de contrebandier ou de gangster, Henri Morazé sera interdit de séjour aux États-Unis et au Canada pendant 15 ans avant d’être gracié. Une fin moins tragique que bien des gangsters...

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi