Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Francis Reddy
Audio fil du dimanche 21 octobre 2018

Chocolatières de mères en filles depuis 1940

Publié le

Stéphanie Saint-Denis, derrière un micro, tourne son regard vers sa droite
La propriétaire de Chocolats Andrée, Stéphanie Saint-Denis   Photo : Radio-Canada / Coralie Mensa

L'histoire de la chocolaterie Chocolats Andrée est avant tout une histoire de famille. Les soeurs Madeleine Daigneault et Juliette Farand l'ont fondée en 1940. Elles ont ensuite transmis leur entreprise à l'autre génération. La petite-fille de Madeleine, Stéphanie Saint-Denis, dirige aujourd'hui la chocolaterie de l'avenue du Parc, à Montréal.

[La personne propriétaire de la confiserie où je travaillais] n’était pas très gentille, pas très aimable, alors j’ai décidé de partir quelque chose à mon compte.

Madeleine Daigneault, en entrevue à Radio-Canada en 2009

La détermination de femmes fonceuses

L’histoire des Chocolats Andrée est aussi une histoire de femmes. Fondée par deux entrepreneuses dans un monde d'hommes, la chocolaterie a fait face à plusieurs moments difficiles durant ses huit décennies d'activité.

« C’est sûr que, tous les jours, grand-maman nous accompagne, par ses recettes et dans notre façon de faire, et avec les clients aussi », raconte Stéphanie Saint-Denis. Certaines familles sont clientes de l’endroit de génération en génération, rappelle-t-elle.

[Madeleine] avait du tempérament, mais j’imagine que ça en prenait [pour] gérer une confiserie qui fonctionne encore super bien aujourd’hui.

Marie-Irène Morrier, sauceuse depuis 1959
Une boîte ouverte déposée sur une table dans laquelle s'enlignent les chocolats.
Une boîte de chocolats de la boutique Chocolats Andrée à Montréal. Photo : Radio-Canada/Coralie Mensa

La fille de Madeleine, Nicole, a repris l'entreprise dans les années 1990. Au début des années 2000, Nicole a décidé de prendre sa retraite, et Madeleine a repris le flambeau une seconde fois. Il y a quelques années, elle a remis la chocolaterie à sa petite fille, Stéphanie, dont une partie de l'enfance a été bercée par les odeurs de caramel et de chocolat.

J’avais toujours ma place sur un petit coin de la table de marbre, là où l’on coupe encore le caramel.

Stéphanie Saint-Denis, propriétaire des Chocolats Andrée et petite-fille de Madeleine

Un esprit de famille

C’est cet esprit de famille qui encourage, encore aujourd’hui, la sauceuse Marie-Irène Morrier à tremper les confiseries dans le chocolat, elle qui a été engagée à la fin des années 1950. Chocolats Andrée est la dernière confiserie du Québec où le métier de sauceuse de chocolat n’a pas été remplacé par une machine. « Il y a beaucoup de respect entre nous, entre les employés », mentionne-t-elle à Francis Reddy.

Depuis longtemps, presque tous les midis, un repas est préparé et partagé entre tous les collègues de l’établissement.

Chargement en cours