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Janette Bertrand presse les personnes âgées d’écrire leurs mémoires

Le goût des autres

Avec Francis Reddy

6 au 16 juillet
Du lundi au jeudi de 19 h à 20 h
(en rediffusion du mardi au vendredi à 2 h)

Janette Bertrand presse les personnes âgées d’écrire leurs mémoires

Janette Bertrand devant un micro de radio.

La journaliste, comédienne et écrivaine Janette Bertrand

Photo : Radio-Canada / Hamza Abouelouafaa

Toute sa vie, Janette Bertrand a été une conseillère, car les gens voulaient apprendre d'elle. « J'accepte de me tromper. Et quand je ne le sais pas, je ne le sais pas », affirme modestement l'écrivaine et animatrice de 95 ans. Depuis le début de la pandémie, les personnes âgées font souvent les manchettes en raison de la crise dans les centres d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD). Janette Bertrand estime que leurs témoignages sont d'une importance capitale pour les générations futures et pour l'histoire en général.

« Je suis de la génération des soumises. Il y a eu des rebelles, dont je suis, explique Janette Bertrand. On [a dû se soumettre au] gouvernement », dit celle qui croit en l’importance des personnes âgées. « Les vieux sont des arbres », poursuit-elle en empruntant une maxime de l’animateur et humoriste Boucar Diouf.

Estimant que la société ne donne pas assez la parole aux gens âgés, Janette Bertrand plaide pour l’écriture biographique « pour se prouver qu’on a fait quelque chose » et parce qu’elle juge que cet acte a des qualités thérapeutiques. « Une biographie, c’est du ressenti », dit-elle, tout en recommandant de se censurer afin de ne pas faire de peine à certains proches.

Écrire sa vie, c’est écrire l’histoire du Québec. […] On ne connaît pas ce qui s’est passé.

Janette Bertrand

Preuve de sa légendaire vitalité, Janette Bertrand fera paraître en octobre un onzième roman, « qui va être comme le résumé de tout ce que j’ai fait, [soit] l’action sociale au niveau de l’égalité des hommes et des femmes », précise-t-elle en dévoilant le titre, Un viol ordinaire. « Les projets, c’est ce qui tient en vie », croit fermement Janette Bertrand.

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