•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sami Aoun explique la guerre, qu'il a aussi vécue

Le goût des autres

Avec Francis Reddy

Sami Aoun explique la guerre, qu'il a aussi vécue

Audio fil du dimanche 9 juin 2019
L'homme sourit devant un micro.

Le politicologue Sami Aoun en entrevue avec Francis Reddy

Photo : Radio-Canada / Cécile Gladel

Né au Liban, Sami Aoun a vécu une enfance heureuse et sereine au sein d'une famille unie, mais la guerre est venue jeter une ombre sur sa vie. Habitué d'expliquer la situation et les tensions du monde arabe, il vient plutôt parler de sa propre vie à Francis Reddy.

Quand on côtoie les malheurs, on se crée une carapace. Oui, ma vie a été rythmée par les guerres, mais on a cette détermination qu’on ne sera pas écrasé.

Sami Aoun

Celui qui est professeur titulaire à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke et directeur de l’Observatoire sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (OMAN) de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l'Université du Québec à Montréal explique qu’il était plutôt un rat de bibliothèque studieux durant l'adolescence. « Je n’avais pas le leadership si naturel. Je me repliais sur les lectures et la méditation », décrit-il.

Seul garçon entouré de trois filles, il avoue avoir été chouchouté. Son père, décédé alors qu’il finissait ses études, voulait qu’il puisse avoir un doctorat, ce qu’il a tenu à faire. Il a aussi connu le Liban d’avant la guerre.

Beyrouth était presque la Suisse de l’Orient. Les Arabes l’ont pleurée, après la guerre en 1975. C’était le noyau d’une diplomatie très prometteuse.

Sami Aoun

Son métier de professeur n’était pas une vocation; c’est une réelle passion. Il l’exerce avec rigueur.

Les étudiants n’ont pas besoin de mes états d’âme, mais d'une grille de lecture pour décoder les événements. Le garant de cette objectivité, c’est moi. J’aime toujours faire mon autocritique. C’est un impératif pour moi. Mais ce n’est pas de l’autoflagellation.

Sami Aoun

Depuis 2001, Sami Aoun se fait donc un point d’honneur de dresser un portrait juste des situations et des tensions qui surviennent dans le monde arabe.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi