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Des spiritueux québécois fabriqués dans une église de Sorel-Tracy

Le goût des autres

Avec Francis Reddy

Des spiritueux québécois fabriqués dans une église de Sorel-Tracy

Audio fil du dimanche 6 janvier 2019
Quatre bouteilles portes des noms de personnalités avec leur photo sur l'étiquette.

Quatre spiritueux de la distillerie Les Subversifs dont les étiquettes sont signées Marc Séguin

Photo : Radio-Canada / Cécile Gladel

Le gin de Marie Victorin et la crème de menthe d'Isabelle sont identifiés par des étiquettes qui portent la griffe de Marc Séguin. Voilà l'un des signes distinctifs de la distillerie Les Subversifs, l'une des premières du Québec, dont les alcools sont confectionnés dans une église de Sorel.

Fondée par Fernando Balthazard et Pascal Gervais en 2010, cette microdistillerie veut aussi mettre de l’avant l’histoire et le patrimoine du Québec. C’est pour cette raison que les spiritueux portent les noms de personnalités historiques choisies, qui ont dérangé leur époque et apporté de nouvelles valeurs. Depuis l’automne dernier, ces boissons sont distillées dans l’ancienne église Marie-Auxiliatrice, à Sorel.

L'homme porte une casquette et des lunettes et il sourit.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Fernando Balthazard est le co-propriétaire de la distillerie Les Subversifs

Photo : Radio-Canada / Cécile Gladel

Fernando Balthazard a une histoire hors du commun. Cet homme est né en Argentine d’une mère argentine et d’un père qui vient de l’Abitibi. Il a grandi en banlieue de Buenos Aires et est arrivé au Québec à 16 ans. Il en a maintenant 53. Son bagage culturel est lié à l’Argentine puisqu’il y a été élevé. Son départ de ce pays n’a pas été facile lorsque Fernando Balthazard était adolescent.

On avait le goût d’aller voir nos cousins [québécois], mais en même temps, on laissait en arrière nos amis et le reste de notre famille. À l’aéroport, ça pleurait fort. Puis la mort de mon frère de 18 ans dans un accident de voiture, au même moment, a été très difficile.

Fernando Balthazard

Il raconte qu’il a été plongé dans l’hiver québécois très rapidement. « On est allés skier deux jours après notre arrivée. Il faisait froid. »

Avant d’aller du côté de la fabrication d’alcool, Fernando Balthazard était professeur d'éducation physique. Puis il a fait de l’encadrement d’œuvres d’art, comme son père. Marc Séguin a été l’un des premiers clients de son père.

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