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La plongée en apnée dans les eaux glaciales du lac Minnewanka à Banff

Le café show

Avec Rudy Desjardins

En semaine de 6 h à 9 h

La plongée en apnée dans les eaux glaciales du lac Minnewanka à Banff

Rattrapage du lundi 2 mars 2020
Des plongeurs sur un lac gelé près d'un trou dans la glace.

Les plongeurs en apnée se préparent à descendre dans les eaux glaciales du Lac Minnewanka.

Photo : honubelle

Est-ce qu'il y a un meilleur endroit que les montagnes Rocheuses pour passer du temps dans la nature et prendre une bonne bouffée d'air frais? Pour trois plongeurs en apnée de Calgary (des free divers), ce concept a vraiment pris tout son sens en fin de semaine. Ils se sont rendus à Banff pour plonger dans les eaux glacées du lac Minnewanka.

Le sport, qui consiste à prendre une grande inspiration et descendre sous l'eau, gagne en popularité partout dans le monde. L'activité peut se pratiquer en eau chaude ou en eau froide. Certains professionnels peuvent rester sous l'eau un peu plus de six minutes et descendre à une centaine de mètres. Mais pour les amateurs de ce sport, la plongée en apnée, c'est beaucoup plus que les records et les prouesses physiques. Pour eux, il s'agit d'une forme de méditation profonde qui leur permet d'apprendre à se connaître. Jessica L'Heureux a discuté avec Lorenza Malaguti et Olivier Aubin sur le lac Minnewanka.

Une plongeuse dans l'eau d'un lac gelé.

Lorenza Malaguti qui effectue ses respirations de récupération lors de son retour à la surface.

Photo : honubelle

Lorenza Malaguti pratique la plongée en apnée depuis une dizaine d'années. Elle a beaucoup plongé en eau chaude, comme à Hawaï ou dans les Caraïbes. C’était la première fois qu’elle s’aventurait dans des eaux aussi froides. La température de l’eau était autour de 1 degré Celsius.

Descendre sous la glace et regarder en haut, c’était une expérience incroyable. (...) Je suis descendue à 10 mètres. (...) Je voyais la lumière à travers la glace et les gens qui marchaient, c’était super!

Lorenza Malaguti
Vue sous-marine vers la surface d'un lac gelé ou il y a un trou rectangulaire.

La vue sous la glace du lac Minnewanka

Photo : Olivier Aubin

Certains professionnels peuvent rester sous l'eau un peu plus de six minutes et descendre à une centaine de mètres. Mais pour les amateurs de ce sport, la plongée en apnée c'est beaucoup plus que les records et les prouesses physiques. Pour eux, il s'agit d'une forme de méditation profonde qui leur permet d'apprendre à se connaître.

Il y a une tranquillité dans ce sport quand tu descends dans l’eau, il y a rien autour de toi. (...) Dans la vie, je n’arrête jamais, je suis toujours dans l’urgence, je travaille beaucoup, mais quand je suis sous l’eau, c’est une paix incroyable.

Lorenza Malaguti
Une plongeuse dans l'eau d'un lac gelé, la tête et les bras sortant d'un trou dans la glace.

Lorenza Malaguti qui pratique un exercice de relaxation avant sa plongée.

Photo : honubelle

Pour les plongeurs, ce sport est un exercice mental intense. Respirer est une habitude et il faut apprendre à contrôler ce réflexe. Olivier Aubin croit que l’un des plus grands défis de la plongée en apnée est la compensation. Il faut apprendre différentes techniques pour régler l’augmentation de la pression dans les oreilles et les sinus.

Ça fait environ deux ans et demi que je plonge et peu à peu j’ai augmenté la profondeur. Ça prend beaucoup de temps.

Olivier Aubin

Il ajoute que c’est important de ne pas sauter d’étapes afin d’éviter les blessures.

Un plongeur enfile une combinaison dehors, en hiver, devant une montagne.

Olivier Aubin enfile sa combinaison de plongée.

Photo : honubelle

Les deux plongeurs s’entendent pour dire que la plongée en apnée est sécuritaire. Tout comme la plongée sous-marine, il faut suivre une formation avant de se lancer. Il y a, notamment, AIDA l’Association internationale pour le développement de l’apnée, qui offre des formations. La règle de base est de toujours pratiquer l’apnée avec un partenaire expérimenté. Quelqu’un qui peut reconnaître les signaux en cas de pépin.

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