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Benoit Michaud
Audio fil du mardi 16 octobre 2018

Se sortir de la crise des déchets

Publié le

Un véhicule repousse des piles de déchets dans un dépotoir.
Une montagne de déchets dans une décharge municipale   Photo : iStock

Les Canadiens n'ont jamais produit autant de déchets qu'aujourd'hui. En moyenne, chaque habitant en génère presque deux fois plus que celui de la plupart des pays à revenu élevé. Or, plus nos poubelles grossissent, plus les coûts liés à la gestion de nos déchets augmentent.

« Les Canadiens représentent 0,5 % de la population mondiale, mais leur contribution au total des déchets provenant des villes s’élève à 2 % », peut-on lire dans le dernier rapport de la commission de l’écofiscalité du Canada.

Dans ce rapport, publié mardi, le groupe d’économistes indépendants révèle que chaque Canadien produit environ 400 kilogrammes de déchets par année. Un chiffre qui grimpe à près de 1 tonne si on inclut les déchets commerciaux.

« Il faut réduire les déchets qu’on envoie dans les sites d’enfouissement », estime Justin Leroux, membre de la commission de l'écofiscalité du Canada. Le professeur du département d’économie appliquée de HEC Montréal prône ce qu’on appelle le détournement des déchets vers des sites de compostage et de recyclage. Mais ce n'est pas tout.

« On pourrait faire mieux et faire des économies en même temps »

Actuellement, la moitié des déchets qu’on envoie dans les sites d’enfouissement sont des déchets organiques, observe M. Leroux.

« C’est grave, c’est terrible », affirme-t-il. « Ça crée des gaz à effet de serre quand c’est en train de macérer dans les sites d’enfouissement. »

D’après le rapport, ces sites sont responsables de près de 20 % des émanations de méthane au pays.

« Il y a aussi des jus [...] qui percolent et qui passent dans les sols, pour ensuite aller contaminer les nappes phréatiques », ajoute M. Leroux.

Les décharges coûtent aussi « très cher » aux contribuables. À Calgary, la construction d’un nouveau site d’enfouissement coûterait 1,5 milliard de dollars, précise M. Leroux.

Objectif de Calgary : détourner 80 % des déchets en 2020

Le rapport met l'accent sur les progrès que Calgary a accomplis ces dernières décennies en matière de gestion des ordures.

La Ville y a augmenté les redevances de déversement pour qu’elles reflètent mieux le coût véritable du service. C’est une des recommandations du rapport.

« Le coût a augmenté de 50 $ par tonne et on arrive déjà à des réductions importantes », affirme M. Leroux. Grâce à son programme de collecte des résidus compostables, « le détournement est passé de 16 % [en 2007] à 35 % », poursuit-il.

Au niveau provincial, le rapport préconise de mettre en place des mesures pour s’assurer que les entreprises réduisent la quantité de matériaux qu’elles mettent dans leurs produits ou qu’elles les rendent plus faciles à recycler.

« Et là, il y a du travail à faire encore en Alberta », remarque M. Leroux.

Parmi ses autres recommandations, la commission de l'écofiscalité du Canada suggère de faire payer les ménages, comme les entreprises, en fonction de la quantité et de la composition des déchets qu'ils produisent.

En complément :

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