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Le café show

Avec Rudy Desjardins

En semaine de 6 h à 9 h

Des manifestants s’opposent au transport de chevaux par avion

Rattrapage du jeudi 1 octobre 2020
Un groupe de personnes manifestent. Ils tiennent des pancartes qui dénoncent l'exportation de chevaux vivants pour leur viande.

Une manifestation contre l'exportation de chevaux vivants a eu lieu près de l'aéroport de Calgary le 29 septembre.

Photo : Radio-Canada / Hala Ghonaim

Un groupe d'Albertains se mobilise contre l'exportation de chevaux vivants vers le Japon où ils sont abattus pour leur viande.

Une centaine de personnes a d’ailleurs participé à une manifestation mardi près de l’aéroport de Calgary.

La vétérinaire Judith Samson-French fait partie du groupe Pearls 365, un organisme qui vient en aide aux animaux. Elle a participé à la manifestation de mardi, car elle s’oppose à la pratique.

L’exportation de chevaux vivants est très lucrative en Alberta. Les chevaux sont élevés dans des parcs d’engraissement puis envoyés au Japon où leur viande est prisée par l’élite pour la fabrication de sashimi haut de gamme.

« Quand ils sont prêts, ils sont amenés à l’aéroport par camion puis mis dans des cages en bois. Chaque cage a trois ou quatre chevaux. Ils sont laissés dans ces cages, à l’extérieur, pendant de nombreuses heures puis chargés dans un avion-cargo », explique Judith Samson-French.

Au Canada, les lois permettent de transporter des chevaux sans eau ni nourriture à n’importe quelle température pour une période allant jusqu’à 36 heures.

« On sait qu’après 24H ils sont débilités psychologiquement et commencent à montrer des signes de stress », note la vétérinaire.

Elle voudrait donc que les chevaux soient abattus ici en Alberta près de là où ils sont élevés.

Elle souhaite également un processus plus transparent puisque selon elle, il est très difficile d’obtenir de l’information auprès de l’Agence d’inspection des aliments du Canada.

L’industrie de la viande de cheval est très secrète. Je n’ai pas confiance du tout dans les rapports que l’agence nous donne qui disent que tout est beau, tout est super. Je n’y crois pas du tout.

Judith Samson-French, manifestante

Judith Samson-French souligne que l’Agence d’inspection des aliments du Canada a déjà eu des plans pour réduire le nombre d’heures permises pour le transport des chevaux.

La nouvelle loi aurait fait passer le maximum d’heures permises de 36 à 28.

« Les éleveurs ont fait tellement de bruit que l’agence a décidé d’attendre avant de mettre ça en place », explique-t-elle.

Elle invite donc les Albertains à faire pression sur les élus fédéraux afin que les choses changent en envoyant des lettres, en faisant des appels ou encore en les contactant sur les réseaux sociaux particulièrement le premier ministre et la ministre de l’Agriculture du Canada.

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