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Être bilingue, un atout en politique fédérale

Le café show

Avec Rudy Desjardins

En semaine de 6 h à 9 h

Être bilingue, un atout en politique fédérale

Rattrapage du mercredi 22 janvier 2020
Un homme, de loin, marche devant un drapeau du Parti conservateur du Canada avant l'ouverture du congrès du parti en août 2018 à Halifax.

La course à la succession d'Andrew Scheer est officiellement ouverte.

Photo : La Presse canadienne / Darren Calabrese

Le bilinguisme est-il nécessaire pour devenir chef du Parti Conservateur? Analyse de la chronique de Kenneth Whyte paru dans le Globe and Mail (Nouvelle fenêtre) avec le professeur agrégé à l'École des politiques publiques de l'Université de Calgary, Jean-Sébastien Rioux.

De nos jours, en 2020, je pense qu’on s’attend tous à avoir un chef de parti qui puisse communiquer avec les Canadiens et les Canadiennes en général, affirme Jean-Sébastien Rioux.

Cependant, il explique que si la base d’un parti politique est assise dans une région particulière et qu’elles désirent élire un chef qui reflète les valeurs et la culture politique particulière à cette région, c’est aux membres de décider eux-mêmes et non pas à l’opinion publique.

Dans les faits, les partis politiques se sont un peu comme des clubs privés

Jean-Sébastien Rioux, professeur agrégé à l'École des politiques publiques de l'Université de Calgary

Mais pour le politologue à l’Université de l’Alberta, Frédéric Boily, le bilinguisme d’un chef de parti est une nécessité.

Ce serait un très mauvais message que les conservateurs enverraient s’ils élisaient un chef qui ne maîtrise pas assez le français pour soutenir un débat en français

Frédéric Boily, politologue à l’Université de l’Alberta

Sans exiger que le chef puisse parler couramment les deux langues officielles, il serait très mal vu autant par les électeurs du Québec que par une partie des conservateurs que le candidat ne puisse pas participer aux débats nationaux francophones.

Les deux professeurs de politique s'accordent toutefois pour dire que si les partis fédéraux comportent une stratégie francophone pour remporter des sièges au Québec, la province n’est pas indispensable pour se retrouver à la tête du Pays.

Néanmoins, compte tenu de l’impact du régionalisme canadien avec des enjeux et une culture politique très différente, cette réalité ne serait possible que pour le parti conservateur, selon Jean-Sébastien Rioux.

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