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Sécession 101 : un souverainiste en Alberta

Le café show

Avec Rudy Desjardins

En semaine de 6 h à 9 h

Sécession 101 : un souverainiste en Alberta

Rattrapage du vendredi 17 janvier 2020
Le président de l'IRAI, Daniel Turp

Le président de l'IRAI, Daniel Turp

Photo : Radio-Canada

Si l'idée de sécession séduit les partisans du Wexit, la route est longue pour que la séparation d'une province du reste du pays devienne réalité. C'est ce que vient rappeler Daniel Turp, président de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI), aux participants de la conférence The Value of Alberta qui se tient ce samedi à Calgary.

Les organisations Alberta Proud, Buffalo Project, et Canadians For Democracy and Prosperity tiennent ce samedi la conférence The Value of Alberta, portant sur l’aliénation et l’autonomie de l’Alberta ainsi que sa place au sein du Canada.

On va aussi y discuter de sécession. D’ailleurs, Daniel Turp, président de l’Institut de recherche sur l’autodétermination des peuples et les indépendances nationales (IRAI), militant souverainiste de longue date, professeur de droit et ancien député bloquiste puis péquiste, y a été invité pour discuter des aspects légaux entourant tout processus de sécession. Le projet est embryonnaire, mais Élections Canada a octroyé il y a quelques jours au parti du Wexit du Canada le droit d’apparaître sur les bulletins de vote et de donner des reçus pour dons politiques. Ce qui permettrait, vraisemblablement, aux électeurs de l’Ouest de voter pour l’un ou l’autre des tenants du Wexit aux prochaines élections fédérales.

Daniel Turp rappelle que des dispositions juridiques encadrent, au Canada, tout processus de sécession d’une province ou d’un territoire, des dispositions formulée dans le cadre de l’avis de la Cour suprême du Canada sur la sécession du Québec à la fin des années 1990.

La cour a dit que pas seulement le Québec, les provinces ont le droit de chercher à réaliser la sécession, ce sont les termes mêmes de la Cour suprême. Et qu’elles peuvent le faire si elles ont formulé une question claire et qu’il y a une majorité claire qui se dégage en faveur de l’indépendance auquel s’ajoute d’ailleurs l’obligation de négocier des autres partenaires de la fédération.

Daniel Turp, président de l'Institut de recherche sur l'autodétermination des peuples et des indépendances nationales (IRAI)

Mais l’histoire du mouvement souverainiste au Québec montre que le processus menant à l’indépendance est peut-être plus complexe que ce que certains partisans du Wexit voudraient le laisser croire en évoquant simplement un référendum. Je crois, avance Daniel Turp, qu’effectivement, il faut mettre cartes sur table, expliquer le contexte juridique puis les incidences politiques, sociales, financières, et plus on est transparent, peut-être (plus) la cause va être considérée comme valable et légitime.

La conférence The Value of Alberta a lieu au Telus Convention Centre de Calgary le samedi 18 janvier.

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