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Pourquoi oublie-t-on le froid année après année?

Le café show

Avec Rudy Desjardins

En semaine de 6 h à 9 h

Pourquoi oublie-t-on le froid année après année?

Rattrapage du lundi 13 janvier 2020
Une personne qui se protège du froid

Un avertissement de froid extrême est en vigueur pour la majeure partie de l'Alberta.

Photo : Associated Press / Mike Groll

Malgré leur retour invariable, les vagues de froids mordants surprennent, voire traumatisent plusieurs d'entre nous. Comme si l'on ne se souvenait plus de ces désagréments parfois douloureux qui y sont souvent associés! La psychologie nous apprend que l'oubli des pires inconforts est une réaction développée par l'être humain pour affronter ce genre de situations qui ont été traumatisantes au cours de l'évolution de l'espèce humaine.

L’hiver, rappelle la psychologue Connie Leclair, c’est quand on ne pouvait pas aller à la chasse, quand on ne pouvait pas aller ramasser de petits fruits, qu’on ne pouvait pas sortir. Et les gens attrapaient l’Influenza (grippe), ils attrapaient toutes sortes de maladies (... ) ça pouvait être, quand même, mortel!

L’hiver, ce n’est pas un environnement climatique qui est très positif pour les humains.

Connie Leclair, psychologue de Calgary

L'oubli sert à mettre de côté les éléments les plus traumatisants d'une situation, d'un élément de la nature, pour pouvoir l'affronter à nouveau. Des mécanismes semblables se sont développés au cours de l’évolution en réaction à des éléments perturbants impliquant des dangers ou encore de la détresse. Le feu, explique Connie Leclair, serait certainement quelque chose qui nous amène de l’anxiété, qui peut nous faire peur, il y a des phobies du feu, des araignées. Il y a aussi les serpents.

Comment surmonter ce bagage lié à l’évolution et vaincre ses craintes par rapport aux froids extrêmes? L’oubli serait notre meilleur allié.

Si tu te souvenais de toute la douleur de la dernière fois que tu es sorti à -40 (degrés), tu n’y retournerais pas!

Connie Leclair, psychologue de Calgary

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