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Rudy Desjardins
Audio fil du mercredi 27 décembre 2017

La récolte politique de 2017 avec Frédéric Boily

Publié le

Le politologue Frédéric Boily dans son bureau, avec des bibliothèques remplies de livres derrière lui.
Frédéric Boily, politologue   Photo : Radio-Canada

L'année 2017 a été difficile pour le gouvernement néo-démocrate qui, malgré l'avancée de plusieurs de ses promesses, n'a pas su tirer profit d'une reprise économique assez modeste. Jason Kenney, quant à lui, peut terminer l'année satisfait : il a tenu son pari d'intégrer la scène politique provinciale et de se faire couronner à la tête de la famille conservatrice albertaine, réconciliée grâce à lui.

Emma Hautecoeur fait le bilan de l'année en politique avec le politologue Frédéric Boily qui partage sa récolte politique de 2017.


Infographie : un champ avec texte sur image
La récolte de l'année : Qui est dans le champ? Photo : Radio-Canada

« À mon avis c’est le ministre des finances Joe Ceci. Il est dans le champ parce qu’il semble attendre que les prix du pétrole remontent pour équilibrer les budgets alors qu’il y a des rapports d’agences de notation qui ont baissé la cote de crédit de l’Alberta et qui lui disent qu’il faut prendre des décisions plus importantes, peut-être songer à une taxe de vente. Joe Ceci semble tout simplement attendre que le prix du pétrole remonte. »


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La bonne récolte de l'année Photo : Radio-Canada

« Je pense que Jason Kenney est le grand jardinier en chef cette année, à partir de son petit potager, il a réussi à se retrouver à la tête d’un Parti conservateur uni qui a de bonnes chances de gagner la prochaine élection générale. C’est la récolte la plus importante de l’année mais aussi peut-être de la dernière décennie. »


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La récolte de l'année : Qui a besoin d'engrais? Photo : Radio-Canada

« Le centre politique, le Parti albertain a besoin d’engrais parce qu’il y a un terreau favorable, un champ qui demande à être exploité mais on a besoin d’un jardinier en chef qui soit capable de faire prospérer le centre politique. Ce n’est pas avec des décisions comme rallonger la course à la direction [qu’on va y arriver]. Il y a pas mal d’improvisation, donc on a besoin de meilleures politiques pour qu’on ait un Parti albertain qui représente un centre politique pour la prochaine élection provinciale. »


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La récolte de l'année : Qui doit être transplanté? Photo : Radio-Canada

« J’ai pensé à quelqu’un qui doit monter en grade, c’est-à-dire Doug Schweitzer, qui s’était présenté lors de la course à la direction du Parti conservateur uni et qui a fini très loin derrière tout le monde. Il a montré qu’il était capable de tenir un discours qui pouvait rejoindre un électorat plus jeune. Jason Kenney a besoin davantage de figures comme lui à l’intérieur du parti et donc il a intérêt à le faire monter pour que sa formation politique ne soit pas dépeinte comme une vieille formation politique. »


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La récolte de l'année : Qui a manqué d'eau trop longtemps? Photo : Radio-Canada

« J’aurais pu choisir Calgary aussi, mais je vais dire les régions. La relation entre le gouvernement néo-démocrate et les régions est mal partie dès le départ. Le gouvernement a beaucoup de difficultés à reprendre pied dans toutes les régions rurales. Ça donne l’impression que le parti de Rachel Notley est un parti strictement pour les grandes villes et surtout pour Edmonton. Ils ont envoyé un très mauvais message dès l’automne 2015, lorsqu’ils ont voulu réformer la loi sur le travail [les mesures de protection des travailleurs agricoles]. On s’y est vraiment mal pris du côté des néo-démocrates. Il aurait dû y avoir plus de consultation et trouver des appuis à l’intérieur des régions. Le gouvernement a commencé à leur donner un peu plus d’attention mais comme une plante qui a été laissée sans eau trop longtemps, parfois c’est irrécupérable. »

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