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Louis-Philippe Leblanc animateur du 6 à 9
Audio fil du jeudi 20 septembre 2018

Comment parler d'agressions sexuelles avec nos enfants

Publié le

 Environ 1 crime sur 5 (21 %) commis contre un enfant ou un jeune et signalé à la police en 2012 était une infraction sexuelle selon Statistique Canada.
On a dénombré environ 14 000 enfants et jeunes victimes d’infractions sexuelles au Canada en 2012 selon Statistique Canada.   Photo : Radio-Canada

Les cas d'agressions sexuelles défraient régulièrement les manchettes. Au Manitoba, le récent procès de l'ancien enseignant Rémi Dallaire est venu rappeler l'importance pour les enfants d'avertir d'autres adultes lorsqu'ils subissent des contacts sexuels inappropriés. Mais quand et comment parler d'agressions avec nos enfants?

René Saurette est conseillère en art thérapie et en counselling au Centre Renaissance de Winnipeg. Selon elle, on peut commencer à en parler très tôt à nos enfants, mais pas pas n'importe comment.

« On peut ajuster bien sûr le langage pour le niveau de développement et de compréhension de l'enfant, dit-elle. De parler de consentement et du toucher qui est voulu ou pas, je pense que c'est important de parler de ça à un très bas âge. »

Ça ouvre la communication avec les enfants. Si jamais ils sont victimes, ils savent qu'ils peuvent venir en parler tout de suite.

Renée Saurette, conseillère en art thérapie et counselling au Centre Renaissance

Il faut, dit-elle, expliquer aux enfants que certains contacts sont normaux, comme quand un adulte aide un enfant à la salle de bain ou si un médecin doit examiner un enfant. Cela peut amener un peu de confusion au départ. Ce genre de discussion permet aussi de donner du vocabulaire à l'enfant pour l'aider à s'exprimer en cas d'agression.

Dans la majorité des cas d'agression sexuelle, la victime connaît son agresseur. Et dans bien des cas, il y a un rapport d'autorité entre les deux. D'où l'importance, selon René Saurette, d'établir un dialogue à ce sujet avant qu'un événement ne survienne. L'enfant peut aussi décider de ne pas partager ce qu'il vit avec ses parents ou un autre adulte.

Des fois, on ne peut rien percevoir de différent. Parfois, il y a des signes. L'enfant peut se retirer un peu des groupes sociaux ou de la famille. Parfois, ils peuvent se mouiller la nuit. C'est une façon pour le corps d'indiquer à l'entourage qu'il y a quelque chose de mal.

Renée Saurette, conseillère en art thérapie et counselling au Centre Renaissance

Des enfants qui soudainement font des jeux à teneur sexuelle avec leurs amis ou leurs frères et sœurs peut aussi être une indication qu'une agression ou un contact sexuel inapproprié ont eu lieu.

En cas de doute, René Saurette suggère de demander de l'aide et des conseils à des professionnels, comme des conseillers scolaires ou un médecin de famille. On peut aussi essayer d'amener notre enfant à se confier en privilégiant des questions indirectes ou un dialogue ouvert propice aux confidences.

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