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Le 6 à 9

Avec Patricia Bitu Tshikudi

En semaine de 6 h à 9 h

La question complexe de l'identité métisse canadienne

Audio fil du jeudi 7 juin 2018
Deux drapeaux métis avec un symbole de l'infini à l'horizontale, l'un des drapeaux est bleu et l'autre est rouge.

Deux drapeaux métis

Photo : Radio-Canada

Chaque province canadienne a son interprétation de l'importance historique et des droits à accorder aux communautés métisses. Ce qui fait de l'identité métisse un véritable casse-tête, selon l'anthropologue Denis Gagnon.

Au coeur du problème, il y a une définition floue de l'identité métisse. S'ajoutent à cela les sphères juridique et politique, qui ne s'accordent pas sur la reconnaissance de ces communautés. Ainsi, les Métis de la Rivière Rouge bénéficient d'une reconnaissance provinciale au Manitoba, mais pas les Métis du Québec et de la Nouvelle-Écosse. Une seule communauté métisse a été reconnue en tant que telle par le gouvernement fédéral, et elle est située en Ontario.

Malheureusement, avec près de 60 cas juridiques, il n'y a encore qu'une seule communauté métisse reconnue au Canada par le fédéral. C'est la communauté de Sault-Sainte-Marie.

Denis Gagnon, professeur d'anthropologie, Université de Saint-Boniface

Selon Denis Gagnon, les différents groupes métis peinent à démontrer l'existence d'une communauté métisse historique, établie avant la période de main-mise par le gouvernement fédéral. Le professeur d'anthropologie à l'Université de Saint-Boniface dénonce le piètre travail des avocats qui ont représenté ces groupes devant les tribunaux. Les groupes métis, dit-il, ont de la difficulté à trouver des juristes qualifiés en droit autochtone, une denrée rare au pays.

À la base de cette division selon lui : la Loi sur les Indiens.

La loi sur les Indiens, c'est de l'apartheid, de la même manière qu'on voyait en Afrique du Sud. Ça divise la population canadienne en deux groupes.

Denis Gagnon, professeur d'anthropologie, Université de Saint-Boniface

Il souligne que cela pousse des groupes métis à tenter d'obtenir des droits sur plusieurs plans, comme citoyens canadiens et autochtones en même temps.

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