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Logement et accès aux soins de santé : les faiblesses du Nord manitobain face à la pandémie

Le 6 à 9

Avec Patricia Bitu Tshikudi

En semaine de 6 h à 9 h

Logement et accès aux soins de santé : les faiblesses du Nord manitobain face à la pandémie

Rattrapage du lundi 25 janvier 2021
Dino Flett tient une grosse boîte dans ses mains, il porte un masque et est entouré de deux hommes, dont un avec une visière médicale protectrice au visage. Les hommes se tiennent devant un hélicoptère.

Le chef de la Première Nation de Garden Hill Dino Flett tient une boîte de vaccins Moderna dans ses mains. Les livraisons sont arrivées le dimanche 17 janvier.

Photo : photo soumise par Dino Flett

Le nombre de cas de COVID-19 demeure élevé dans la région sanitaire du nord au Manitoba, un territoire qui inclut 26 communautés autochtones et des petites villes comme Thompson ou Le Pas. Sur les 335 nouveaux cas annoncés depuis dimanche, 174 cas sont localisés dans cette région, où les restrictions sanitaires ont d'ailleurs été maintenues, en dépit d'assouplissements mineurs dans le reste de la province.

« On savait dès le début [de la crise], et on sait historiquement que le Nord est plus vulnérable à des pandémies », déclare d’emblée Niki Ashton, députée néo-démocrate de Churchill-Keewatinook Aski. Mme Ashton explique que les conditions de vie chez les Premières Nations, notamment la crise du logement, compliquent les efforts de contrôle de la pandémie.

La députée ajoute que certains problèmes de santé affectant les communautés autochtones, comme le diabète ou encore la tuberculose, les rendent plus fragiles à la COVID-19.

« Les communautés du Nord font un effort énorme depuis des mois, depuis le mois de mars, pour contrôler la COVID-19 », souligne Mme Ahston. Néanmoins, des membres des Premières Nations ont dû bénéficier de soins de santé à Winnipeg, et ont alors importé la COVID-19 dans leur communauté, explique-t-elle.

Le manque d’accès à des soins de santé dans le Nord fait donc partie du problème, insiste la députée. « Il n’y a pas de raison pour laquelle la région de Island Lake, par exemple, qui [compte] 12 000 personnes, n’ait pas un hôpital », poursuit-elle, en ajoutant que la région est désormais l’une des plus touchées par la pandémie.

Niki Ashton espère que la rentrée parlementaire d’aujourd’hui à Ottawa sera l’occasion de s’attaquer à la distribution du vaccin dans le Nord et aux problèmes de logement et d’accès aux soins de santé qui accablent la région.

Depuis le début de la pandémie, ce sont quatre communautés autochtones du Nord qui ont dû recevoir l’aide de l’armée, affirme Niki Ashton.

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