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Du pain sur la planche pour la nouvelle ministre de la Santé mentale et de la Lutte contre les dépendances

Le 6 à 9

Avec Patricia Bitu Tshikudi

En semaine de 6 h à 9 h

Du pain sur la planche pour la nouvelle ministre de la Santé mentale et de la Lutte contre les dépendances

Rattrapage du jeudi 7 janvier 2021
Une femme en dépression

Une femme en dépression

Photo : iStock

L'annonce de la création d'un ministère dédié à la santé mentale au Manitoba est bien accueillie par des acteurs du milieu. Selon Ginette Poulin, membre du conseil d'administration de l'Association canadienne pour la santé mentale, la nomination de la ministre Audrey Gordon « est une grande étape, qui signifie la reconnaissance de l'importance des problèmes de santé mentale et de dépendance auxquels font face les Manitobains ».

Ginette Poulin estime qu’un tel ministère permettra de « concentrer les efforts et les ressources » d’aide en santé mentale et de mettre en place des « stratégies plus profondes ». Elle donne l’exemple de la Colombie-Britannique, où existe un ministère de la Santé mentale et des Toxicomanies.

Même avant la pandémie, souligne Ginette Poulin, les problèmes de santé mentale et de dépendance étaient criants dans la province. La crise des opioïdes et les psychoses qui pouvaient y être associées représentaient de « grands dangers pour les Manitobains », affirme-t-elle.

Selon une étude de l’Association canadienne pour la santé mentale, la pandémie aurait entraîné une détérioration de l’ordre de 40 % de la santé psychologique de tous les Canadiens, poursuit Ginette Poulin, en ajoutant que la stigmatisation contribue à cacher une partie des problèmes.

Ginette Poulin fait aussi remarquer que la pandémie a causé une augmentation de la consommation d’alcool et de drogues.

Parmi les priorités qui devraient être celles du nouveau ministère, Ginette Poulin croit qu’il faudrait se pencher sur les problèmes de santé mentale et de dépendances chez les jeunes et dans les communautés autochtones, améliorer les services dans les régions rurales et du Nord, et accroître les ressources accessibles de même que le nombre de professionnels formés en santé mentale.

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