•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Acheter localement pour réduire l’emballage

Le 6 à 9

Avec Patricia Bitu Tshikudi

En semaine de 6 h à 9 h

Acheter localement pour réduire l’emballage

Rattrapage du lundi 30 novembre 2020
Des morceaux de carton, incluant un paquet de FedEx.

Le commerce en ligne entraîne une hausse des boîtes et des emballages traités dans les centres de récupération.

Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell

Le Cyberlundi et le magasinage en ligne durant la pandémie entraînent forcément une hausse des colis livrés à domicile. Emballés, voire suremballés, ces articles traversent en outre parfois le pays avant d'arriver à destination, ce qui a évidemment un impact sur l'environnement.

« C’est sûr que les effets de la pandémie ont vraiment modifié nos habitudes de consommation », souligne Yannick Beaudoin, directeur général pour l’Ontario et le Nord canadien à la Fondation David Suzuki. L’économiste ajoute qu’il n’est pas question de « pointer du doigt » quiconque, mais qu’il s’agit de réfléchir à ce qu’il est possible d’améliorer pour limiter les conséquences environnementales.

On remarque une hausse de 20 % à 25 % du carton dans les centres de tri au Canada, indique M. Beaudoin. Selon lui, toutefois, c’est plutôt l’emballage à l’intérieur des boîtes reçues à domicile qui est préoccupant. Ces petites billes de plastique ou morceaux de polystyrène ne sont généralement pas recyclables, relève-t-il.

En attendant l’entrée en vigueur de la politique fédérale qui bannira le plastique à usage unique, Yannick Beaudoin explique que d’acheter des articles localement peut aussi contribuer à limiter l’emballage. « Si les distances ne sont pas aussi longues, tu n’es pas obligé d’avoir autant de styromousse », fait-il remarquer. Magasiner à proximité de son domicile permet du même coup des modes de livraison plus écologiques, comme la bicyclette, qu’on voit de plus en plus dans les grandes villes canadiennes, indique M. Beaudoin.

Il y a une grosse différence entre un produit qui est recyclable et un produit qui est recyclé.

Yannick Beaudoin, directeur général pour l'Ontario et le Nord canadien à la Fondation David Suzuki

Le directeur général pour l’Ontario et le Nord canadien à la Fondation David Suzuki signale que le recyclage, implanté par ailleurs de façon inégale au pays, ne devrait pas être vu comme une panacée. La réduction de la consommation, la réutilisation des articles ou encore le développement de produits durables sont des stratégies plus efficaces, rappelle-t-il, en notant que des pratiques comme le partage ou le troc favorisent en outre la « résilience sociale ».

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Vous aimerez aussi