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Stressés, des enseignants pensent abandonner la profession

Le 6 à 9

Avec Patricia Bitu Tshikudi

En semaine de 6 h à 9 h

Stressés, des enseignants pensent abandonner la profession

Rattrapage du vendredi 27 novembre 2020
Gros plan sur des pupitres en bois dans une classe

Une classe de primaire

Photo : Radio-Canada

Le syndicat des enseignants du Manitoba, la Manitoba Teachers' Society, a mené une conférence téléphonique mardi afin de sonder ses membres. Des enseignants interrogés, 52 % ont déclaré avoir envisagé de prendre leur retraite ou de changer de profession en raison du stress de la pandémie.

Lillian Klausen, présidente des Éducatrices et éducateurs francophones du Manitoba (EFM), n’est pas surprise de ce résultat. Elle fait remarquer que beaucoup d’efforts ont dû être déployés en début d’année pour à la fois mettre en place un environnement sécuritaire et préserver les apprentissages des élèves.

Les protocoles gouvernementaux changeant périodiquement, les enseignants doivent par ailleurs toujours s’adapter, relève Lillian Klausen, qui ajoute que le personnel « n’a pas toujours des directives très claires du ministère ».

Les enseignants doivent aussi composer avec l’absentéisme des élèves. « On n’est jamais certains, quand on rentre à l’école, qui sera devant nous », souligne Mme Klausen. Dans ce contexte, il devient « difficile de tout gérer », enchaîne-t-elle, « alors qu’on veut planifier et voir au succès des jeunes ».

Selon Mme Klausen, les enseignants ont dû revoir leur répertoire de stratégies pédagogiques ou encore résoudre plusieurs problèmes technologiques, ce qui rogne sur le temps de préparation des cours. Ils ne peuvent en outre plus compter sur le soutien de professionnels comme des orthopédagogues, déployés désormais en salle de classe, où ils font de la suppléance, signale-t-elle.

La présidente des EFM croit que l’embauche de personnel, une demande maintes fois répétée, dit-elle, pourrait permettre aux enseignants de souffler. « Il faut comprendre que maintenant on est dans un état d’urgence », indique-t-elle, en appelant à la mise en place de ressources dans les écoles.

Au sujet d’une possible période d’apprentissage à distance au retour des fêtes, Lillian Klausen dit que la décision devrait être prise rapidement et que les paramètres devraient être clairement établis pour que les enseignants soient en mesure de se préparer.

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