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L’importance de la reconnaissance

Le 6 à 9

Avec Patricia Bitu Tshikudi

En semaine de 6 h à 9 h

L’importance de la reconnaissance

Rattrapage du mercredi 11 novembre 2020
Le coquelicot, fleur du jour du Souvenir.

Le coquelicot, fleur du jour du Souvenir.

Photo : Radio-Canada

Chez les Blaikie, le jour du Souvenir a une résonance familiale particulière. L'arrière-grand-père de Jessica Blaikie-Buffie, Robert Blaikie, a servi durant la Première Guerre mondiale, et ses deux grands-pères se sont enrôlés dans l'armée canadienne. Maintenant, elle se fait un point d'honneur de transmettre à ses enfants leur histoire et de leur enseigner à être reconnaissants.

Jessica Blaikie-Buffie raconte que son arrière-grand-père, Écossais arrivé au Canada durant la Première Guerre mondiale, s’est enrôlé dans l’armée canadienne comme joueur de cornemuse. Sa position impliquait donc qu’il soit au front, devant, avec pour seule arme son instrument de musique. « La majorité d’entre eux [les joueurs de cornemuse] ne revenaient pas après la bataille », indique Jessica Blaikie-Buffie, en ajoutant que son arrière-grand-père a été quant à lui blessé à la jambe et a perdu la vue pendant un certain temps.

Le récit de l’expérience militaire de l’arrière-grand-père de Mme Blaikie-Buffie met aussi en scène un coyote, source de réconfort inusitée pour les soldats. Robert Blaikie et ses camarades avaient en effet apprivoisé un coyote orphelin durant leur entraînement, animal qui les a ensuite suivis au front. « Dans les moments intenses de guerre, [...] ils pouvaient prendre soin de ce coyote, ils pouvaient donner de la gentillesse et trouver de la beauté », relate Mme Blaikie-Buffie.

Les deux grands-pères de Jessica Blaikie-Buffie ont eux aussi leurs faits d’armes. Son père, Bill, « passionné de l’historique familial », s’en est ensuite fait le « porteur ».

« Le service militaire dans notre famille, c’est toujours par voeu d’avoir la paix », souligne la descendante. « On n’est pas une famille qui aime l’idée de la guerre et qui a cette idée romantique de la guerre, mais plutôt on reconnaît que c’est un vrai sacrifice », ajoute-t-elle.

Aussi trouve-t-elle « important [...] de se souvenir de ce sacrifice » et d’être reconnaissants de vivre dans un climat de paix, qu’il faut contribuer à préserver à sa façon, souligne-t-elle. C’est ce qu’elle cherche maintenant à inculquer à ses enfants, passeuse à son tour.

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