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Michel Lacombe
Audio fil du jeudi 14 décembre 2017

Michel Lacombe s'entretient avec le cinéaste Hugo Latulippe

Publié le

La carrière de Hugo Latulippe, cinéaste documentaire qui a marché dans les pas de Michel Brault et de Pierre Perrault, a pris son envol aux yeux du grand public avec Bacon, le film en 2001. Il a d'ailleurs côtoyé, plus jeune, ces deux cinéastes à l'Office national du film (ONF). Michel Lacombe discute de son parcours, qui perpétue d'une certaine manière la tradition documentaire développée par ceux que plusieurs considèrent comme les plus influents cinéastes québécois du 20e siècle.

Michel Lacombe s'entretient avec le cinéaste, scénariste et producteur Hugo Latulippe

« C’est un métier de manuels, le cinéma documentaire, raconte-t-il dans les studios de Radio-Canada. C’est un métier qui s’apprend en le faisant, en fréquentant des gens et en regardant des maîtres comme ces gens-là. »

Hugo Latulippe a grandi dans la région de Québec. Après un passage au cégep, il a abandonné ses études pour se consacrer à sa passion. Alors que le jeune cinéaste travaillait à l’ONF, le premier montage de son premier film, L’appel de Lamotte, a même été visionné et commenté par Michel Brault et Pierre Perrault.

« Ces gens-là, Gilles Groulx, Brault, Monique Fortier (qui montait leurs films), Pierre Perrault, Marcel Carrière et Gilles Carle, qui était un ami, ce sont tous des gens qui ont contribué à ce filon artistique qu'est le cinéma documentaire québécois, et qui lui-même est une contribution importante à la cinématographie mondiale. »

Le cinéma direct québécois des années 60 a effectivement révolutionné le cinéma mondial. Influencé par le néoréalisme italien, il a aussi côtoyé la Nouvelle Vague française, plus axée sur la fiction, et y a contribué. Sorti en 1959, Les raquetteurs, un film de Michel Brault et Gilles Groulx, est souvent considéré comme la première œuvre du genre au Québec.

« L’idée, c’était de donner la parole aux gens et d’accompagner le peuple dans ses combats, dans ses questionnements et dans ses déchirements, et Dieu sait que le Québec a donné de la matière à ces gens-là pour faire des films. »

« D’une certaine façon, comme cinéastes documentaires québécois, on descend tous de Pour la suite du monde », ajoute-t-il, à propos du célèbre film de Michel Brault, Pierre Perrault et Marcel Carrière sur la pêche au marsouin à L’Isle-aux-Coudres, sorti en 1963. C’est d’ailleurs le premier long métrage canadien à être présenté en compétition officielle au Festival de Cannes.

Les cinéastes ont passé des mois avec des habitants de cette île pour documenter leurs paroles et leurs gestes. De la même manière, le travail de Hugo Latulippe est lui aussi fondé sur la rencontre des gens et du territoire qu’ils occupent. La relation qui unit une personne avec le territoire qu'il habite a d'ailleurs marqué sa jeunesse. Né à Lac-Beauport, derrière une immense forêt, ce « grand mystère » qui s'étend sur 250 km jusqu'à Saguenay a bercé son imaginaire dans son enfance et a forgé son attachement à la terre.

« J’ai quand même sillonné pas mal [le territoire québécois]. Je l’aime d’amour. Les films partent souvent de gens et de lieux. Je pense qu’il faut l’habiter, ce pays-là, il faut le connaître. Qu’on soit né ailleurs ou né ici, je pense que si l’on décide d’habiter sur un territoire, il faut le comprendre, il faut l’aimer et il faut en prendre soin. »

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