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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du vendredi 21 décembre 2018

Vous pouvez maintenant adopter un sapin de Noël

Publié le

Un père et son fils sourient à la caméra devant une voiture remplie de sapins baumiers.
Martin Éthier et son fils chargent leur camion de petits sapins à adopter.   Photo : Radio-Canada / Alexis Gacon

Une fois le temps des Fêtes terminé, les sapins de Noël naturels se retrouvent souvent dans les poubelles. L'entreprise montréalaise Houblons Franklin – Titi Sapin a lancé une idée pour leur épargner ce triste sort. Elle propose d'adopter un sapin vivant pour les Fêtes qui sera réutilisé d'année en année.

Le principe est simple : on achète un bébé sapin en pot à Titi Sapin, on le garde durant les Fêtes et ensuite on le dépose à un point de livraison de l'entreprise, qui le conserve jusqu'aux Fêtes suivantes pour le livrer à nouveau au même client. Chaque année, le sapin grandira de quelques centimètres.

D’abord testée sous forme de projet pilote, l'idée de l’entreprise est de sauver la vie aux sapins. Tous les ans, ce sont environ 5,5 millions de sapins de Noël qui sont coupés au Canada, selon l'Association des producteurs d'arbres de Noël du Québec.

« Les gens qui en ont adopté un l'an dernier le retrouvent cette année. Il est un peu plus grand, il a des branches en plus. Quand l'arbre va être plus grand, on va chercher un endroit pour le planter. Ça crée des liens », explique Martin Éthier, qui est à l'origine de cette idée.

Selon Daniel Kneeshaw, chercheur au Centre d'étude de la forêt de l'UQAM, ce type d'initiatives qui visent à créer un lien avec un arbre se multiplient chez les pépiniéristes. Des entreprises en Ontario et en Angleterre proposent le même type de service. Selon lui, ces services tentent d'humaniser l'arbre pour faire prendre conscience au consommateur de sa valeur.

« Honnêtement, je pense que c'est bon pour le sentiment des personnes d’adopter un arbre et de le replanter. Si vous louez un arbre, on en replante un autre. Il y a plus de plantation, plus de sensibilisation », souligne le chercheur.

En plus de sauver des arbres, Martin Éthier a choisi d'intervenir le moins possible lors de leur croissance. Il ne les taille pas afin qu'ils puissent préserver leur état naturel. Il croit qu’il faut accepter qu'un sapin soit un peu moins droit et qu'il ait parfois une branche plus longue que les autres.

Daniel Kneeshaw explique que ce type d'initiative permet de se rendre compte de la différence entre les sapins naturels et les sapins cultivés, plus classiques, qui peuvent avoir été traités avec du colorant pour être plus verts ou de l'engrais chimique.

« Chercher un sapin naturel, c'est voir ce à quoi ressemble un sapin naturel. Ce n'est pas si dense, ce n’est pas taillé pour avoir une forme conique. Le sapin naturel va penser à maximiser son bien-être plutôt que notre bien-être esthétique », précise le chercheur.

L’équipe de Titi Sapin a misé sur le sapin baumier et tient à préciser qu'il s'agit d'un arbre qui ne tolère pas la douceur d’un foyer. Sa place est donc à l’extérieur de son appartement ou de sa maison.

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