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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 29 novembre 2018

Fillette retirée d'une équipe de hockey : des athlètes déplorent la pression des parents

Publié le

Un enfant jouant au hockey
Un enfant joue au hockey dans un aréna.   Photo : iStock

De nombreuses personnes ont réagi à notre reportage racontant l'histoire d'une fillette de 8 ans qui, sous la pression de parents, a été retirée de son équipe de hockey Atome C, faute de talent. Des sportifs professionnels déplorent notamment la soif excessive de victoire de certains parents.

Attristée par cette histoire, la médaillée olympique Caroline Ouellette, qui a été capitaine de l'équipe de hockey féminin du Canada, a invité la jeune fille à un camp d'été et au tournoi amical qu'elle organise, même si la petite gardienne de but a finalement décidé d'accrocher ses patins.

Elle trouve que certains parents accordent beaucoup trop d'importance à la victoire. Ça m’a fait penser à quand j’avais cet âge-là, raconte-t-elle. Je jouais Atome C et c’était ma première saison. On a gagné deux matchs dans toute l’année et, quand j’y repense, à aucun moment on n’a pas eu de plaisir.

Caroline Ouellette croit que l'équipe a fait une erreur en laissant tomber sa jeune gardienne de but : À cet âge-là, il peut tellement y avoir une amélioration entre le début de la saison et la fin. Dans n'importe quel domaine, si on envoie des bêtises à quelqu’un, la personne n’aura pas du succès dans ce qu’elle fait.

Même son de cloche du côté de Martin Laperrière, entraîneur associé pour les Remparts de Québec. Lui-même a un fils qui commence à jouer au hockey et dont certains coéquipiers ne savent même pas patiner. C’est trop beau de les voir aller, alors j’espère pour elle [la jeune hockeyeuse] qu’elle va prendre un peu de recul, qu’elle va pouvoir retourner sur la glace et retrouver le plaisir de jouer, dit-il.

Le hockey est malade

L'ancien gardien de but des Canadiens de Montréal Richard Sévigny, qui enseigne aujourd'hui le hockey, ne mâche pas ses mots quand vient le temps de parler de l'obsession de certains parents pour la performance : Le hockey, présentement, est malade, parce que les gens rêvent que leur fils, un jour, devienne leur fonds de pension, qu’il aboutisse à la Ligue nationale de hockey.

Il pense que l'équipe de la jeune fille aurait dû demander une dérogation pour qu'elle puisse jouer dans une catégorie dans laquelle les enfants sont plus jeunes et où elle aurait été meilleure.

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