Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 27 novembre 2018

Méfiez-vous des jouets connectés pour enfants

Publié le

La poupée Hello Barbie.
La poupée Hello Barbie permet aux enfants de discuter avec Barbie sur de nombreux sujets.   Photo : Associated Press / Mark Lennihan

À l'approche des Fêtes, certains parents seront peut-être tentés de mettre sous le sapin des jouets qui utilisent les nouvelles technologies. Mais Option consommateurs fait une mise en garde : les jouets intelligents peuvent porter atteinte à la vie privée des enfants.

Trois avocats d’Option consommateurs ont étudié des peluches, des robots et des animaux intelligents destinés à des enfants de 5 à 10 ans avec l’aide d’experts en cybersécurité et de spécialistes des jouets. Ces objets sont connectés à Internet et les enfants peuvent interagir avec eux grâce aux caméras, aux microphones et aux autres capteurs dont ils sont dotés.

Les experts se sont attardés sur 10 jouets connectés, mais on en trouve environ 300 sur le marché canadien. Ils ont analysé plus particulièrement leur fonctionnement, mais aussi les pratiques des fabricants en matière de protection de la vie privée, les politiques de confidentialité et les conditions d'utilisation des jouets. Ils ont testé les 10 jouets avec un groupe de 20 enfants.

Les experts concluent que les consommateurs ne sont pas assez au courant des informations collectées par les jouets, notamment lorsque l'objet est allumé sans être utilisé. Les jouets intelligents peuvent notamment enregistrer du son et des images. Dans un cas, j'ai même vu une mention de la localisation, donc la localisation du jouet est une donnée qui peut être recueillie, précise Alexandre Plourde, avocat pour Option consommateurs.

Les données récoltées sont utilisées à des fins de publicité, mais elles peuvent aussi tomber entre les mains de pirates informatiques.

Des cas inquiétants

En janvier 2018, le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a publié les résultats d'une enquête montrant qu'un demi-million de Canadiens se sont fait voler leurs données à cause d'une faille de sécurité touchant l'entreprise VTech. Les pirates ont réussi à pénétrer les serveurs de la compagnie, où ils ont eu accès au nom, à l'adresse et à la date d'anniversaire des petits consommateurs, ainsi qu'à leurs photos et à leurs enregistrements vocaux.

L'avocat Alexandre Plourde donne un autre exemple troublant, celui de la poupée MyFriend, qui a fait scandale en Allemagne : Un pirate pourrait l'utiliser pour parler à l'enfant en passant par le [haut-parleur] qui est dans l'appareil. Le gouvernement a invité les citoyens à détruire cette poupée, ceux qui la possédaient.

Un journaliste de la BBC a d'ailleurs réussi à pirater lui-même la poupée MyFriend pour lui faire dire ce qu'il voulait.

Chargement en cours