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Ces Canadiens anglais qui veulent devenir Québécois

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Ces Canadiens anglais qui veulent devenir Québécois

Audio fil du jeudi 4 octobre 2018
Hello! / Bonjour! sur un tableau

Hello Bonjour

Photo : iStock / iStockPhoto

Le Québec accueille de plus en plus de Canadiens en provenance des autres provinces. Pour plusieurs d'entre eux, c'est le coût de la vie qui les a motivés à quitter leur coin de pays, quitte à apprendre le français.

Depuis cinq ans, le nombre d'Albertains qui ont migré au Québec a presque doublé. Ils ont été environ 2800 à déménager dans la province en 2017-2018, selon Statistique Canada. Les Britanno-Colombiens sont quant à eux une fois et demi plus nombreux. En 2017-2018, près de 2700 d'entre eux sont partis de la Colombie-Britannique pour s'installer au Québec.

Laura Boyce fait partie de ces Canadiens anglais en quête d’une meilleure vie. Originaire de Kelowna, elle a fait des études à l'Université de Victoria et a ensuite vécu à Vancouver pendant un an, où elle a été serveuse. J’habitais dans un grenier qui était petit et [qui me coûtait] 1250 $ par mois, raconte-t-elle.

Maintenant à Montréal, Laura Boyce paye un loyer de 600 $ par mois. Elle souhaite poursuivre ses études universitaires et faire une maîtrise en linguistique. Elle croit qu'elle n'aurait jamais eu les moyens de le faire à Vancouver.

La nouvelle Montréalaise suit des cours de francisation à temps plein au centre Saint-Louis, sur Le Plateau-Mont-Royal. Ses cours sont payés par Emploi-Québec. J’ai beaucoup d’amis qui ne parlent pas du tout français, dit-elle. Mais moi, j'aime la langue. Aussi, je pense que si je veux faire partie de la communauté, il faut que je parle français.

En 2017, 836 citoyens canadiens ont suivi des cours de francisation à la Commission scolaire de Montréal. Ils représentent environ 10 % des élèves ayant suivi ce genre de cours.

Au centre Saint-Louis, 45 % de la clientèle est canadienne. La majorité des étudiants ont de 28 à 45 ans. Ce sont surtout des professionnels qui viennent apprendre le français chez nous, des professionnels qui ont besoin de la communication comme outil de travail, explique le directeur du centre, Stéphane Richard. Il précise que 10 % des étudiants bénéficient de cours payés par Emploi-Québec.

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