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L'animateur Martin Labrosse
Audio fil du vendredi 3 août 2018

À Manawan, les échanges se multiplient entre Autochtones et non-Autochtones

Publié le

Manawan est une communauté attikamek du nord de Lanaudière. Près de la moitié des 3000 habitants ont moins de 18 ans.
Manawan s'apprête à ouvrir une clinique de pédiatrie sociale dans son territoire.   Photo : Radio-Canada / Dominic Brassard

L'équation est simple : d'un côté, le sud de Lanaudière, qui a besoin de travailleurs; de l'autre, la communauté atikamekw, qui cherche des emplois. Notre journaliste Dominic Brassard s'est rendu sur place, à Manawan, où de part et d'autre, le besoin de travailler ensemble se fait sentir.

Le sud de la région dispose également de services en santé et en éducation, des ressources dont les Autochtones ont besoin.

On ne veut pas vider la communauté. Mais, aujourd’hui, on doit reconnaître que ce n’est pas à l’intérieur d’un désert comme Manawan, éloigné de tout, qu’on va permettre aux gens de travailler. Le positionnement du conseil de Manawan est de créer un canal avec les gens du sud.

Jean-Roch Ottawa, chef atikamekw de Manawan

Les non-Autochtones veulent aussi améliorer leurs relations avec Manawan.

« Il faut se débarrasser de la gêne, être plus souvent ensemble pour mieux se comprendre et mieux s’aider mutuellement », reconnaît France Chapdelaine, de la Chambre de commerce de la Haute-Matawinie.

Partir pour revenir

Il y a quelques années, Richard Moar, un Atikamekw, a initié une marche annuelle entre Joliette et Manawan. Quelque 200 km pour échanger et tisser des liens avec les non-Autochtones et faire œuvre utile.

La marche ouvre des portes à nos jeunes. [...] Il faut aller à l’extérieur de plus en plus pour nos jeunes. Ils vont aller chercher de l’expérience ailleurs, puis revenir.

Richard Moar, initiateur de la marche Joliette Manawan

Les Atikamekw veulent inciter les jeunes à sortir de la communauté pour aller étudier, quitte à ce qu'ils reviennent plus tard, car à l'heure actuelle, Manawan est mal desservie sur le plan scolaire.

Toutefois, poursuivre ses études au sud, à Joliette, n’est pas chose évidente.

C’est une autre vie quand on va en ville. Il y a un fort pourcentage de nos jeunes qui part faire des études postsecondaires, mais qui arrête, car ils ne s’adaptent pas.

Sakay Ottawa, directeur de l'école secondaire de Manawan

Pour favoriser l’intégration socioprofessionnelle de ces jeunes, le Carrefour jeunesse emploi a mis en place le Projet Mihitisowin, une maison d’hébergement temporaire à Joliette, le temps qu'ils s’adaptent à la vie en ville.

Néanmoins, le défi pour ces jeunes autochtones est de conserver leur identité culturelle malgré tout.

Avec les informations de Dominic Brassard

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