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Le Camp rock pour filles : un camp inclusif qui allie musique et questions de genre

Le 15-18

Avec Isabelle Richer

En semaine de 15 h à 18 h

Le Camp rock pour filles : un camp inclusif qui allie musique et questions de genre

Audio fil du mardi 31 juillet 2018
Deux femmes chantent et jouent de la guitare devant un groupe d'une vingtaine de jeunes filles.

Le groupe montréalais CaveBoy se produit devant les jeunes du Camp rock pour filles et jeunes de genre non-conforme de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Dominique Brunet-Vaudrin

Apprendre la musique et augmenter l'estime de soi, c'est le double objectif du Camp rock pour filles et jeunes de genre non conforme de Montréal (RCFG), qui accueille une trentaine de filles et de jeunes non genrés de 10 à 17 ans pendant une semaine. Notre journaliste Dominique Brunet-Vaudrin est allée passer un moment avec eux.

Ce camp est ouvert aux filles et aux jeunes de genre non conforme. Ainsi, les garçons transsexuels sont les bienvenus, de même que les jeunes non binaires à la présentation masculine.

Une jeune femme sourianteAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Eloïse Choquette fait partie de l'organisation du Girl Rock Camp à Montréal depuis deux ans.

Photo : Radio-Canada / Dominique Brunet-Vaudrin

« C’est un camp ouvert à tous, qui n’est pas réservé seulement aux personnes qui se posent des questions de genre ou d’orientation sexuelle », précise Eloïse Choquette, l’une des organisatrices du Camp rock pour filles.

« Le principe, c’est d’avoir ces conversations à un âge où les jeunes se posent beaucoup de questions », poursuit-elle. Si la plupart des jeunes participent au RCFG avant tout pour la musique, nombreux sont ceux qui aiment que le camp soit aussi un endroit pour discuter ouvertement des questions d’identité.

Musique et estime de soi

Outre le volet musical, qui a pour but d’initier les jeunes à la musique ou de perfectionner leur maîtrise d’un instrument, le camp comprend un volet sur l'estime de soi et le leadership.

L’objectif est que les jeunes se sentent à l’aise sur scène et aient du plaisir grâce à la musique. Des ateliers d’apprentissage sur les thèmes du féminisme, de la justice sociale ou de l’identité sexuelle, organisés par groupe d’âge, complètent ce volet sur l'estime de soi et le leadership.

C’est vraiment un bon camp. Tous ces ateliers peuvent nous aider à nous trouver, et pour beaucoup de jeunes qui se sentent isolés et jugés, ici, c’est un endroit où l'on peut simplement s’exprimer.

Une participante au Camp rock pour filles 2018

D’autres camps de ce genre existent ailleurs au Canada, notamment à Toronto, à Calgary et à Vancouver. On en dénombre plus d’une centaine partout dans le monde.

Le Camp rock pour filles de Montréal, qui en est à sa dixième année d’existence, se déroule cette semaine à l'École de gestion John-Molson de l'Université Concordia. À la fin de la semaine, les jeunes présenteront les chansons qu’ils ont composées en groupe lors d’un spectacle et les enregistreront même en studio.

Avec les informations de Dominique Brunet-Vaudrin

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