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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 19 juillet 2018

Une excellente année pour le faucon pèlerin à Montréal

Publié le

Gros plan d'une femelle faucon couvant un oeuf en train d'éclore.
Naissance d'un fauconneau dans le nichoir de l'Université de Montréal   Photo : Facebook/Faucons de l'UdeM

Le faucon pèlerin ne s'est jamais aussi bien porté dans le Grand Montréal. Quinze fauconneaux sont nés dans les nichoirs de la région, et ils ont tous survécu, ce qui est très rare.

Pour nous, c’est une année record, indique le technicien en environnement pour Les Ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée, Stéphane Vaquette. Au total, depuis 2011, 33 fauconneaux, dont 8 cette année, sont nés dans les 9 nichoirs des 2 ponts.

Nous faisons une planification des travaux sur nos structures, explique Stéphane Vaquette. Nous étudions avec nos travaux où sont les zones où les faucons peuvent venir nidifier et nous mettons en place des boîtes de nidification.

Il est rare que les quatre bébés d’un même nid survivent, comme c’est arrivé dans différents nichoirs de la région cette année, dont celui de l’Université de Montréal. C’est seulement la deuxième fois que ça arrive, qu’on ait quatre jeunes qui survivent, précise l’associée de recherche Ève Bélisle, qui est responsable du projet des faucons pèlerins à cette université.

D’espèce en voie de disparition à espèce hors de danger

Les faucons pèlerins sont de plus en plus nombreux. Il y en aurait environ 600 dans le sud-est du Canada et 1500 dans le Nord. C’est pour cette raison que le gouvernement canadien a décidé, il y a quelques mois, de retirer cet oiseau de la liste des espèces menacées. C’est la première fois, dans l’histoire du pays, qu’une espèce passe de la catégorie la plus grave, « en voie de disparition », à la catégorie « menacée », puis à « préoccupant », pour finalement être retirée de la liste.

Le faucon avait été décimé après la Seconde Guerre mondiale par l'utilisation d'un insecticide, le DDT, qui empêchait sa reproduction. Le produit a été interdit au Canada en 1972, mais le mal était déjà fait. Le risque de disparition de cette espèce emblématique a donné lieu à des efforts de rétablissement partout en Amérique du Nord. Au Québec, c'est l’Université McGill qui élevait des faucons en captivité, à Sainte-Anne-de-Bellevue.

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