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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 6 juin 2018

Se débarrasser de la renouée du Japon, un combat de plusieurs années

Publié le

Un plant de renouée du Japon (fallopia japonica)
Un plant de renouée du Japon (fallopia japonica)   Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

De belles grandes feuilles, de jolies fleurs : la renouée du Japon a tout pour plaire. Mais ne succombez pas aux charmes de cette « peste », puisqu'elle pourrait complètement envahir votre terrain!

La renouée du Japon a été introduite en Amérique du Nord il y a quelques décennies, et on la trouve aujourd’hui partout dans le monde. Son aspect agréable a longtemps fait sa renommée, explique le spécialiste des plantes envahissantes Claude Lavoie : « Quand elle a été introduite en Europe, cette plante-là gagnait des prix dans les concours d’horticulture ornementale qui avaient lieu au 19e siècle. »

Or, les tiges, les feuilles et les fleurs ne forment que la pointe de l’iceberg. « La renouée du Japon se propage essentiellement sous la surface du sol, indique le spécialiste. Ce qui est au-dessus du sol, c’est à peu près le tiers de la biomasse. Les deux tiers de la biomasse sont sous la surface du sol. Ce sont des racines rampantes qui vont se répandre assez rapidement et qui vont former des massifs végétaux extrêmement denses. »

Pour s’en débarrasser, il faut prendre les grands moyens, et surtout, être patient. À Contrecœur, deux sites ont été excavés pour retirer des colonies de renouées du Japon. Les tiges ont été coupées, puis les racines ont été retirées. Une immense bâche imperméable a ensuite été déposée sur le site de la colonie. Pour être efficace, la toile doit dépasser d’au moins deux mètres le périmètre de la colonie. Elle permet de couper la plante de toute eau et de toute lumière.

« On a des sites, comme à la colonie des grèves de Contrecoeur, qui faisaient plus de 150 mètres carrés de superficie », précise Ariane Marchand, chargée de projet au comité ZIP Jacques-Cartier. « Et même avec la bâche qui dépasse de deux mètres, on doit quand même faire un suivi des pousses parce qu'il y en a qui réussissent à aller en dehors de la bâche. »

Cette toile doit ensuite rester au sol huit ans au minimum. Le suivi des pousses doit, quant à lui, se faire pendant cinq ans, car la plante peut rester en dormance très longtemps.

Deux jeunes femme près d'un plan d'eau. On voit derrière elles une grande toile noire posée sur le sol.
Ophélie Drevet et Ariane Marchand posent devant une grande bâche qui a été installée sur le site d'une colonie de renouée du Japon à Contrecoeur. Photo : Radio-Canada/Dominic Brassard

Une plante dommageable

On trouve souvent la renouée du Japon le long des cours d’eau. « C’est une plante qui n’est pas vraiment appropriée pour les bandes riveraines, il y aura donc beaucoup d’érosion », souligne Ariane Marchand.

Elle peut aussi endommager les bâtiments. « Elle est capable de percer le béton, elle est capable de percer les fondations », ajoute Ophélie Drevet, du comité ZIP des Seigneuries.

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