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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 18 avril 2018

Pénurie de main-d'oeuvre : le cauchemar des entreprises lanaudoises

Publié le

Un bâtiment en bois dans un paysage enneigé.
L'Auberge du Lac Taureau, située dans le nord de Lanaudière, est en recrutement constant.   Photo : Facebook/Auberge du Lac Taureau

Hébergement temporaire d'employés, recrutement à l'étranger, hausse des salaires : des entreprises lanaudoises ont mis en place des mesures variées pour recruter et retenir des travailleurs, alors que de nombreuses régions du Québec sont aux prises avec une pénurie ou une rareté de la main-d'oeuvre.

Située à plus d'une heure de route au nord de Joliette, l'Auberge du Lac Taureau de Saint-Michel-des-Saints est en recrutement constant. Presque chaque année, au terme des saisons touristiques d'été et d'hiver, près du quart des employés quittent l'Auberge pour un autre emploi.

« Nous sommes en région plus éloignée, alors on a un petit défi de plus », explique Mélanie Benoit, adjointe aux ressources humaines à l'auberge.

L'entreprise a donc opté pour la mise en place d'une série de mesures afin de favoriser le recrutement : foires de l'emploi, visites d'écoles, signature d'un partenariat d'embauche avec la communauté atikamekw de Manawan, augmentation des salaires et recrutement international. L'Auberge du Lac Taureau est véritablement en mode séduction.

À Saint-Michel-des-Saints, de nombreuses entreprises se font concurrence pour recruter des travailleurs. « On ne se vole pas des gens, mais on se les échange un peu! », s'exclame Mélanie Benoit.

Se tourner vers les nouveaux arrivants

À Saint-Félix-de-Valois, l'entreprise Plastiques GPR peine aussi à recruter des travailleurs. « Je viens justement de le vivre », affirme Dany Belleville, la copropriétaire de l'entreprise. « Pas plus tard qu'hier, une candidate avait accepté [un poste], mais son employeur a fait une contre-offre », raconte-t-elle.

Dany Belleville estime qu'il manque environ 30 employés sur les 200 que compterait normalement son entreprise. Elle explique que cela l'oblige à automatiser les chaînes de production, mais aussi à faire fabriquer certains produits en Chine.

Plastiques GPR tente par ailleurs de recruter et d'embaucher des nouveaux arrivants qui accepteraient de s'installer à Saint-Félix-de-Valois plutôt qu'à Montréal. « On n'a pas de bassin d'immigrants [à Saint-Félix-de-Valois] », déplore la femme d'affaires. « On travaille avec une agence de Montréal qui embauche des immigrants. Ces gens, présentement, font le voyage de Longueuil à Saint-Félix-de-Valois tous les jours. »

Bridgestone et ses bonnes conditions

À quelques kilomètres au sud, à Joliette, l'usine de pneus Bridgestone souhaite recruter 200 travailleurs pour pallier les départs à la retraite.

L'entreprise, qui compte 1300 employés dans ses installations de Joliette, propose des conditions de travail enviables, mais elle peine à trouver des travailleurs qualifiés. « On a des emplois permanents à offrir, on ne fait pas de coupes et on ne joue pas avec la main-d'oeuvre », assure la directrice des ressources humaines, Angela Kourouklis.

Bridgestone a même abaissé ses critères d'embauche. Il n'est plus nécessaire d'avoir en main un diplôme d'études secondaires, le diplôme d'études professionnelles suffit maintenant.

Angela Kourouklis explique par ailleurs que l'entreprise ne se limite plus au recrutement local : « On regarde au-delà des frontières canadiennes. On va en Europe pour des missions de recrutement. On veut avoir des stratégies pour faire venir la main-d'oeuvre de Montréal à Joliette. »

Angela Kourouklis estime que le salaire moyen des travailleurs de l'usine est d'environ 70 000 $ par année.

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