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Annie Desrochers
Le 15-18
Audio fil du mardi 3 avril 2018

Ils ont tout quitté à Montréal pour refaire leur vie à la campagne

Publié le

Scène de déménagement.
Une famille déménage   Photo : Radio-Canada / Claude Boucher

Nombreuses sont les jeunes familles qui quittent Montréal pour s'établir à la campagne, au point où certains parlent d'un véritable phénomène. Près de 20 000 Montréalais sont partis l'an dernier, principalement pour aller vivre en banlieue.

Ariane Paré-Le Gal fait partie de ces Montréalais qui ont fui l’île au profit de la nature. Elle a repris l’entreprise de son père à Saint-Faustin-Lac-Carré, dans les Laurentides. Elle concède que beaucoup d'incertitude accompagne ce genre de décision, mais elle ne regrette rien aujourd’hui. « À notre arrivée, j’ai ouvert la porte de la voiture, et ma plus grande fille m'a dit : "Maman, est-ce que je peux aller courir?", raconte-t-elle. Elle ne connaissait pas cette liberté de quitter la voiture et pouvoir courir. »

Maude Dubé-Raté, qui, elle, a quitté la ville pour s’installer à Saint-Alphonse-Rodriguez, dans Lanaudière, croit que la vie à la campagne répond aux besoins des jeunes. « C’est dans l’air du temps », affirme-t-elle.

Tout n’est toutefois pas rose pour ceux qui optent pour un tel changement. Il a fallu près d’un an à Jean-François Bélisle pour s’habituer à sa nouvelle vie à Joliette. Il adorait le quartier Griffintown, où il habitait à Montréal, mais avec ses jeunes enfants, il ne profitait plus de la vie active qu’offre le secteur. « La qualité de vie à Joliette est largement plus élevée pour une famille », soutient-il.

Caroline Doucet, agente de migration pour Place aux jeunes en région - Matawinie, a accompagné plusieurs de ces jeunes qui voulaient refaire leur vie loin de la ville. Elle explique leur motivation par la proximité de la nature et des loisirs qu’offre la campagne : « On préfère être proche de choses qu’on aime faire, de notre plein air, de nos petits restaurants sympathiques, de nos passe-temps, et faire un peu de route pour aller se plonger dans la ville, plutôt que l’inverse, c’est-à-dire d’être en ville tout le temps et de devoir faire une heure de route pour aller faire du kayak ou de l’escalade. »

Elle ajoute que la campagne offre de grands avantages aux jeunes professionnels. « Faire sa place dans une grande ville, c’est peut-être un peu plus difficile, croit-elle. Être engagé, faire sa place dans une entreprise, monter, démarrer des projets, être reconnu, c’est beaucoup plus facile dans un petit milieu. »

Malgré tout, les Québécois qui déménagent en ville sont encore plus nombreux que ceux qui s'établissent à la campagne.

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