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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 23 mars 2018

Une entreprise montréalaise lance un lexique pour franciser l’intelligence artificielle

Publié le

Représentation graphique sur le thème de l'intelligence artificielle
Intelligence artificielle   Photo : getty images/istockphoto / Jirsak

L'entreprise en démarrage DataFranca a mis en ligne un lexique gratuit qui offre des traductions françaises des noumbreux termes liés au domaine de l'intelligence artificielle.

Inspiré de Wikipédia, le lexique se construit grâce à la collaboration de chercheurs francophones de partout dans le monde qui sont invités à formuler des suggestions, à alimenter les discussions autour de certains mots et à voter pour les termes qu’ils jugent les plus appropriés.

Les créateurs du site web souhaitent traduire un total de 2000 à 3000 mots.

Selon le chercheur Claude Coulombe, cofondateur de DataFranca, le lexique répond à un besoin important des utilisateurs de l’intelligence artificielle : « Ils ont besoin d'être formés dans leur langue. Les gens ne s'en vantent pas, mais ils ne sont pas tous bilingues et cela représente pour eux un effort supplémentaire. Donc, si l'on veut abaisser les barrières, rendre cela plus accessible, il faut que ce soit dans la langue de Molière. »

L’entreprise compte offrir des services de traduction et de formation dans un an, quand le lexique sera suffisamment étoffé.

La science et la technologie sont trop importantes pour qu'on laisse cela uniquement à la langue anglaise.

Claude Coulombe, cofondateur de DataFranca

Beaucoup d’intérêt chez les gens de l’industrie

Pour Sylvain Carle, associé du fonds d’investissement Real Ventures, le lexique arrive juste au bon moment. « Quand on passe de l'hyperspécialisation à un public plus large, c'est le moment de se poser la question sur des lexiques en français, et je pense qu'on est manifestement à cette étape-là pour l'intelligence artificielle », constate-t-il.

Le son de cloche est le même du côté des universitaires. Hugo Larochelle, responsable de l’équipe Google Brain à Montréal et professeur à l’Université de Sherbrooke, cherchait fréquemment des termes en français lorsqu’il écrivait sa thèse de doctorat ou quand il préparait du matériel pédagogique. « Je crois que cette initiative est un pas dans la bonne direction, affirme-t-il. Le fait d'avoir une communauté qui va tenter d'arriver à un consensus va apporter une valeur ajoutée à ce lexique. »

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