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Annie Desrochers
Audio fil du jeudi 15 mars 2018

Les électrochocs toujours utilisés pour traiter la maladie mentale

Publié le

Personne dépressive assis près d'une table
Personne dépressive   Photo : Radio-Canada / Charles d'Amboise

Contrairement à ce que plusieurs pensent, les électrochocs ne sont pas chose du passé. On les utilise toujours pour traiter la maladie mentale, comme la dépression. Le traitement est beaucoup mieux encadré qu'il ne l'était au 20e siècle, mais encore aujourd'hui, il est synonyme de tabou.

Le traitement se nomme aujourd’hui électroconvulsivothérapie (ECT). Environ 750 Québécois l’ont reçu entre 2012 et 2013. « Le but, c’est de produire une convulsion dans le cerveau au moyen d’une décharge électrique minime. Le patient est alors endormi, il ne ressent donc aucune douleur », explique le directeur du Centre d'excellence en électroconvulsivothérapie du Québec, Simon Patry.

L’ECT est utilisée dans des cas bien ciblés, notamment lorsque la médicamentation ne fonctionne pas, ce qui arrive chez 30 % à 40 % des patients qui font une dépression majeure. Les électrochocs réussissent généralement à aider entre 50 % et 60 % des patients réfractaires aux médicaments.

L’ECT s’accompagne souvent d’effets secondaires : maux de tête, nausées, courbatures, perte de mémoire temporaire ou permanente.

Le tabou des électrochocs

André Sarrazin fait partie de ceux qui ont consenti à recevoir des électrochocs parce que les médicaments qu’il prenait pour soigner sa dépression ne fonctionnaient pas. Il a beaucoup hésité et s’est informé sur le traitement avant de donner son accord : « Ça me faisait peur. Je me disais que je n’étais pas fou, que j’étais encore capable de faire une réflexion. »

Dans son cas, le traitement a été efficace. Il estime que les électrochocs l’ont guéri à 80 %.

Une image négative entoure toujours l’ECT, si bien que plusieurs patients décident de ne pas en parler.

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