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Annie Desrochers
Audio fil du mercredi 27 décembre 2017

Un chef de restaurant veut éclipser les grandes enseignes alimentaires

Publié le

Le restaurateur est au centre de l'image. À l'arrière-plan, des cuisiniers s'affairent devant des appareils de cuisine.
Marc-André Royal fait revivre la rue Fleury ouest.   Photo : Radio-Canada / Meeker Guerrier

Marc-André Royal est le propriétaire de deux établissements culinaires du quartier Ahuntsic-Cartierville. Alors qu'il aurait pu exporter son savoir-faire partout dans le monde, il a décidé de l'utiliser pour faire vivre son quartier et faire de l'ombre aux grandes enseignes alimentaires.

De Londres à Ahuntsic-Cartierville

Marc-André Royal, le propriétaire du restaurant Le St-Urbain et de La Bête à pain, qui rassemble une pâtisserie et un restaurant, a travaillé à Londres sous l'aile de grands noms de la gastronomie. Il a notamment pu apprendre la cuisine au Club Gascon du chef étoilé au Guide Michelin Pascal Aussignac.

Après ses expériences outre-Atlantique, alors que Toronto et New York lui faisaient les yeux doux, il a décidé de revenir à Montréal. Au départ, les raisons de son retour étaient personnelles, mais sur place, il s'est rendu compte de la richesse de la culture gastronomique locale : « C’est un beau terrain de jeu. On a notre propre identité culinaire, on ne copie pas », affirme-t-il.

Marc-André Royal contre Goliath

Selon ses dires, son retour en ville a des effets sur son quartier. Marc-André Royal soutient que sa présence et la venue d’autres commerçants apportent un nouveau souffle dans les rues d’Ahuntsic : « On a gagné, parce que dans la rue Fleury Ouest, les commerces qui se sont installés prônent l’achat local. » Selon lui, cette multiplication des boutiques et restaurants de proximité n’est pas étrangère la fermeture de l’épicerie Loblaws sur le boulevard Henri-Bourassa Ouest en 2016.

Cependant, les grands acteurs du secteur ont trouvé des solutions pour contre-attaquer. Selon Marc-André Royal, les supermarchés ouvrent de plus petits commerces sous d’autres noms, « avec un nom mignon et de faux paniers de maraîchers », et imitent ainsi les petites boutiques du quartier en utilisant leurs atouts.

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