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Annie Desrochers
Audio fil du vendredi 29 septembre 2017

Référendum en Catalogne : le conflit de loyauté des policiers

Publié le

Les pompiers de Barcelone ont déployé une énorme bannière jeudi au Musée d'histoire de la Catalogne pour marquer leur appui au référendum.
Les pompiers de Barcelone ont déployé une énorme bannière jeudi au Musée d'histoire de la Catalogne pour marquer leur appui au référendum.   Photo : Reuters / Jon Nazca

La Catalogne vit des heures agitées. « C'est une situation un peu surréaliste », observe Henry de Laguérie, journaliste à Barcelone. D'un côté, le gouvernement catalan a présenté vendredi les urnes qui serviront dimanche pour le référendum d'autodétermination. D'un autre côté, les policiers catalans ont pour ordre de fermer les bureaux de vote avant 6 h ce dimanche. « Les policiers sont des Catalans qui vont empêcher d'autres Catalans de voter », explique Henry de Laguérie.

Des parents d’élèves s’enferment dans les bureaux de vote
Pour que le référendum d’autodétermination de la Catalogne ait bien lieu, de nombreux parents d’élèves occupent des écoles dans lesquelles sont installés des bureaux de vote. Ils comptent y rester jusqu’à dimanche. L’objectif est simple : empêcher les policiers de rentrer dans le bureau de vote pour le fermer.

L’Espagne veut décrédibiliser l'éventuel référendum
Henry de Laguérie explique que la police catalane dépend directement du pouvoir exécutif de Catalogne, mais doit respecter les lois espagnoles. « Il y a eu tout un débat, les policiers catalans font face à un conflit de loyauté. Finalement, même s’il y a eu des doutes, le chef de la police catalane a ordonné à ses subordonnés d’appliquer les directives espagnoles et les policiers catalans devront donc fermer les bureaux de vote. » Pour l'instant, la présence policière est très forte dans les rues de Barcelone.

L’objectif pour l’État espagnol est que le référendum n’ait pas lieu. Si celui-ci se tient, le pouvoir central souhaite que les résultats soient les moins crédibles possible.

Henry de Laguérie explique que, parmi les Catalans, la question de l’indépendance divise. Une grande partie des Catalans regrettent le coup de force de Madrid, mais ne souhaitent pas pour autant quitter l’Espagne. « Il est très difficile d’assumer, à Barcelone, de ne pas aller voter dimanche. Beaucoup s’inquiètent du vivre-ensemble, et de la fracture que le référendum peut laisser », ajoute-t-il.

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