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Une nuit avec la patrouille de SOS Itinérance

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Une nuit avec la patrouille de SOS Itinérance

Audio fil du mercredi 6 septembre 2017
Un jeune homme et son chien

Un jeune homme et son chien

Photo : iStock

La crise du fentanyl inquiète SOS Itinérance à Montréal. Toutefois, l'organisme se dit prêt à agir. Pour avoir un portrait juste de ce problème, le journaliste René Saint-Louis a accompagné des travailleurs de rue, le temps d'une patrouille de nuit.

Le fentanyl est un analgésique 100 fois plus puissant que la morphine. Puisqu'il est peu coûteux, les vendeurs le mélangent aux drogues dures sur le marché pour allonger leur profit, explique le travailleur de rue Francis Jalbert.

La drogue est plus forte, il faut que tu saches à qui tu vas l’acheter. Quand tu veux ta dose, tu peux aller n’importe où et c’est-là qu’il y a des surdoses. C’est pour ça qu’on veut des places encadrées.

Francis Jalbert, travailleur de rue pour SOS Itinérance

Selon les organismes de rue, jusqu'à 90 % des itinérants consomment de la drogue; des drogues douces comme la marijuana et de l'alcool, mais aussi des drogues fortes comme de l'héroïne ou de la cocaïne, maintenant coupées, donc mélangées avec du fentanyl.

 

Depuis le début de l'année, on a enregistré 525 surdoses mortelles en Colombie-Britannique et 225 en Alberta. Au Québec, on en compte 12 seulement pour le mois d'aout. L'antidote, qui s'appelle naloxone, a été injecté au moins 24 fois en août dernier à Montréal.

Des sans-abris.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La patrouille de nuit de SOS Itinérance à Montréal distribue des repas aux gens dans le besoin.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Pour sauver le maximum de vie, l’organisme Méta d’âme propose des cours de premiers soins. « J’encourage les toxicomanes à suivre le cours de RCR. Pour sauver une vie, ça vaut la peine », précise de son côté le travailleur de rue Guylain Levasseur.

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