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Des banques alimentaires au bout du rouleau

Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Des banques alimentaires au bout du rouleau

Un homme choisit une boîte parmi un assortiment de boîtes de céréales placées sur une tablette.

Une banque alimentaire

Photo : Ivanoh Demers

Il n'y a pas que les travailleurs et travailleuses de la santé qui souffrent d'épuisement à cause de la pandémie : les employés et les bénévoles des organismes d'aide alimentaire aussi. La plupart ont vu la demande d'aide s'accroître avec la pandémie, alors que les ressources se font rares. L'un des plus gros organismes de distribution alimentaire à Montréal, Information alimentaire populaire Centre-Sud, s'est même vu dans l'obligation d'abandonner certains de ses services.

Depuis le début de la pandémie, Information alimentaire populaire Centre-Sud a dû doubler le nombre de paniers qu’il distribue et tripler ses livraisons à domicile C’est sûr qu’il y a du monde qui a perdu son emploi à cause de la COVID, mais il faut dire aussi que, quand tu reçois un chèque de bien-être social qui ne donne même pas 600 $ et que tu payes un loyer, qu’est-ce qu'il te reste pour manger? Les banques alimentaires, fait remarquer la présidente du conseil d’administration de l’organisme, Jacqueline Drouin.

Devant la hausse de la demande et l’épuisement des troupes, la banque alimentaire a décidé de ne plus distribuer de paniers dans ses locaux pour le prochain mois. Il se limite donc à la livraison de denrées à domicile et à la traditionnelle distribution de paniers de Noël.

Des centaines de personnes devront ainsi se tourner temporairement vers d'autres banques alimentaires du quartier, qui sont elles aussi à bout de souffle.

Selon Yves Bellavance, de la Coalition montréalaise des tables de quartier, nombreux sont les organismes communautaires qui peinent à répondre à la demande : On n’a pas nécessairement de budget pour engager d’autres ressources, on n’a pas nécessairement assez de bénévoles. Il y a des organismes qui ont fermé en cours de route.

Les gouvernements ont bien accordé des fonds supplémentaires aux organismes pour faire face à la crise, mais ce financement n’est pas récurrent, ce que dénonce la députée solidaire de Sainte-Marie–Saint-Jacques, Manon Massé. Les organismes communautaires, de façon générale, au Québec, particulièrement ceux qui interviennent en sécurité alimentaire, ne sont pas financés à la hauteur des besoins de la population qu’ils desservent, déplore-t-elle.

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