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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

COVID-19 : des grands-parents encore plus isolés pendant la deuxième vague

Une femme âgée tenant un téléphone intelligent devant elle.

Plusieurs grands-parents affirment avoir moins de contacts, même virtuels, avec leurs petits-enfants cet automne qu'au printemps dernier.

Photo : iStock / Viktoria Korobova

L'isolement des personnes âgées est une préoccupation depuis le début de la pandémie, mais de nombreux aînés se sentent plus isolés en ce moment que durant la première vague. Cela s'explique, en partie, par le fait que les écoles et les commerces sont ouverts, alors qu'ils étaient fermés au printemps.

Au printemps dernier, Marie Sybille organisait des ateliers de création virtuels tous les après-midi avec ses petites-filles. Ça a été une expérience merveilleuse, pour elles et pour moi aussi, raconte-t-elle. J’ai l’impression qu’on avait, toutes les quatre, un plaisir fou à se retrouver. Maintenant que l’école est recommencée, la grand-mère trouve plus difficile de garder le contact avec ses petites-filles.

C’est aussi ce que vit Rachel : Depuis la deuxième vague, on dirait que tout est revenu à la normale. Les gens ont moins le goût de donner des nouvelles. Comme grands-parents, on se sent plus isolés, on a moins de contacts. Les enfants, qui étaient très enthousiastes à faire des [séances sur] FaceTime avec leurs grands-parents au printemps, le sont un peu moins. Ils ont retrouvé leurs amis et l’école.

Rachel trouve difficile d’être ainsi éloignée de sa famille. On ne voit pas nos petits-enfants, déplore-t-elle. C’est du temps précieux qui nous est volé, parce que les enfants continuent de grandir, et nous, on continue de vieillir. Ce temps-là ne sera pas rattrapable.

Malgré tout, elle ne se réjouit pas nécessairement de la possibilité de voir sa famille à Noël. Au contraire, il s’agit d’une source d’angoisse pour elle, puisqu’elle craint de contracter la COVID-19. Je me demande si ça en vaut le coup, dit-elle.

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