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Le 15-18

Avec Annie Desrochers

En semaine de 15 h à 18 h

Détecter les éclosions de COVID-19 dans les eaux usées

Une étudiante effectue des tests en laboratoire.

Une étudiante analyse des échantillons d'eaux usées, à Ottawa, pour y déceler la présence du coronavirus.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Les chercheurs de plusieurs universités ont passé les derniers mois à accumuler et à analyser des échantillons d'eaux usées de différentes municipalités, dont Montréal, dans le but de mieux surveiller la progression de la pandémie. Ils demandent l'aide financière du gouvernement afin de pousser leur expérience plus loin.

Puisque le coronavirus se retrouve dans les selles des personnes infectées, les chercheurs pensent pouvoir suivre de près l’évolution de la pandémie en analysant les eaux usées. Ils estiment qu’il est possible de déceler la présence du coronavirus dans les eaux usées de deux à sept jours avant qu’il soit détectable avec les tests de dépistage. Ils souhaitent donc se servir de cette méthode pour surveiller l’apparition d’éclosions et mieux cibler les opérations de dépistage.

Pour Montréal, ce qu’on vise, c’est de prendre une vingtaine d’échantillons de manière quotidienne, ce qui nous permettrait de voir où se trouve le virus tous les jours, dans chacun des quartiers, explique Dominic Frigon, professeur de génie de l’environnement à l'Université McGill et membre du regroupement CentrEAU. Ça représente une centaine de milliers de personnes par échantillon. Cette approche permet de faire un quadrillage de toute l’île en un seul échantillonnage.

Pour mener ce projet pilote pendant six mois, les chercheurs de CentrEAU estiment avoir besoin d’un budget de 700 000 $, ce qui représente 1 % du budget alloué aux tests de dépistage pour la population à Montréal. Des discussions sont en cours avec la direction de la santé publique de Montréal et l'Institut national de santé publique pour la mise sur pied d’un tel projet pilote.

Bien que la méthode mise de l’avant par CentrEAU n’ait pas encore prouvé son efficacité, elle intéresse de nombreux spécialistes, dont l’épidémiologiste Caroline Quach, qui y voit un grand potentiel : Ça nous permettrait de jauger le taux de transmission. Ça pourrait aussi permettre, dans les régions où il n’y a pas, présentement, de coronavirus, de détecter l’apparition des premiers cas sans avoir à attendre que les gens tombent malades.

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